jeudi 22 janvier 2015

Un souvenir / Taralli rustiques au fenouil et à la farine de châtaigne


 


Certains souvenirs ont un parfum de simplicité qui les rend encore plus doux. Parmi la collection de nos souvenirs qui se décline en nous, comme une bibliothèque un peu désordonnée, fournie et généreuse, ils font figure d’ouvrage sans exception mais référence, petit livre de poche, tout léger, habillé d’un peu de poussière et de tendresse.

 
 


Le 22 juillet 2012, je m’étais réveillée tôt. Pas tellement tôt : le soleil était déjà brûlant.  Aussi, il s’agissait du soleil italien... Le vrai soleil, celui qui chauffe, qui brûle, celui qui éblouit. Rome m’a toujours éblouie, avec ou sans soleil.
Celui qui partageait mon lit dormait encore, et, alors qu’il allait doucement sortir du sommeil, j’avais entrepris de me rendre seule au petit marché, trois rues plus loin. A Rome, il y a des petits marchés cachés un peu dans tous les quartiers, et le nôtre se tenait chaque jour. Je dis « le nôtre » comme si nous en étions des habitués, alors que nous ne nous y sommes rendus que cinq ou six fois... Nous avions trouvé pour logement de vacances un atelier d’artiste caché tout près de la villa Borghese, donc au Nord de la ville, au-delà de la Plazza del Popolo, ce qui, malgré notre impression, est déjà un peu excentré pour un Romain. La ville de Rome est si concentrée, plus que Paris, plus que Londres : tout est accessible à pied dans un rayon d’1/2 heure de marche, tout est à côté de tout, et les ruelles fourmillent de mille plaisirs, de pierres antiques, de trattorie, de passants, de scooters et de glaciers. Là où nous dormions, nous étions un peu à l’écart du plein centre, bien qu’encore proches, et dans un endroit où il y a finalement peu de touristes.
Deux rues plus loin, il y avait ce petit marché où les commerçants ne parlaient pas anglais, où nous semblions seuls touristes un peu fous à venir acheter des tomates fraîches et quelques figues vertes. C’est l’avantage d’un logement qui contient une petite cuisine : on peut faire son affaire pour le repas de trois figues fraîches, d’un peu de lait d’amande, et/ou de pasta très al dente avec quelques brins de roquette et de basilic.

 



Ce matin-là, je décidai donc d’y aller seule. Je vais vous décevoir : l’anecdote pourrait tenir en cette phrase. Aller seule à ce petit marché romain, acheter 2 tomates, 6 figues et une poignée de roquette.
Oui, c’est tout.
Sauf que je me souviens de cet instant comme d’une petite pépite de perfection, légère et brillante.
Je me souviens de tout. J’avais ma robe jaune, la plus légère, celle en coton, celle qui ne tient pas chaud, il faisait au moins 30° alors que le jour n'était pas levé depuis longtemps. Je n’étais pas bien épaisse, pas assez, j’avais mes Converse blanches, les cheveux vite relevés en un semblant de petite couette, mon sac à main rouge en toile qui devait jurer avec la robe jaune mais que j’aimais bien, parce qu’il avait une petite pochette sur le devant pour y ranger mon tout petit appareil photo. J’étais encore demoiselle, parce que, à deux jours près, le dormeur qui m’attendait dans l’atelier ne m’avait pas encore demandé de devenir sa femme.
Non, trois jours près, il avait attendu le dernier soir.
Je savais qu'au retour de mon périple matinal, je prendrais un café noir avec lui, et j'allais acheter quelques abricots frais, énormes, juteux pour nous accompagner. Le petit marchand allait me dire plusieurs fois le mot pour que je le répète un peu mieux, albicocche, albicocche... Je me réjouissais de ce petit déjeuner de fortune à venir, qui se faisait petit déjeuner de roi. Un café lungho et quelques abricots frais, à deux, les pieds nus sur le carrelage pour sentir un peu de fraîcheur, à l'aube éclatante d'une journée de promenade italienne.



Je me souviens que la rue sentait bon.
Un mélange de cuisine, d'herbes, de buis, de voitures aussi, un vacarme olfactif et sonore, loin des touristes. Les rues étaient grandes et je me sentais toute petite, je me souviens que j'espérais, en souriant, ne pas me perdre. Toute petite mais si libre, avec mon sac à main rouge, mes trois sous en poche et mes Converse, comme une petite fille qui joue à la grande. On dirait que je suis une Romaine, la la la la la, on dirait que je vais acheter quelques fruits et légumes italiens pour une poignée d'euros pendant que mon amoureux dort encore, on dirait que j'essaie de bavarder en italien avec le marchand et qu'on se comprendrait un peu, on dirait que je ramènerais un sac en kraft plein de trucs qui sentent bon, avec les brins de roquette qui dépassent, à la maison. On dirait que le ciel est vraiment très bleu, qu'il fait vraiment très chaud et que la vie est vraiment très belle.
Oui, ce moment n'a même pas duré ½ heure, mais je m'en souviens si bien, comme d'un moment absolument simple et parfait. Aussi frais que nos figues, nos deux sourires et les albicocche du petit marchand.



 
 



Taralli

Petits biscuits salés italiens aux graines de fenouil




Les taralli sont une base très facile de la cuisine italienne. Pour peu qu'on s'accorde le temps de les faire, ils sont faciles à réaliser, et font office de petits biscuits apéritifs bien croustillants et jolis. C'est un chouette cadeau à amener lorsque l'on est invité quelque part, ou à garder pour soi, parce qu'ils se conservent bien plusieurs jours, et même plusieurs semaines, dans un grand bocal ou une boîte en fer. (J'ai même l'impression qu'ils se bonifient avec le temps, mais ça, c'est très personnel!)
Les miens sont un peu rustiques avec la farine de châtaigne et la farine complète, mais je suis sûre que les italiens, si amoureux de la cuisine humble et rustique, n'auraient pas renié ma version.




Pour une quinzaine de taralli


150 g de farine T80
60g de farine intégrale
40 g de farine de châtaigne
1 cuillère à soupe de graines de fenouil
60 ml de vin blanc sec
60 ml d'huile d'olive

1 c. à soupe de bicarbonate de soude



Dans un grand saladier, mélangez les farines, le fenouil, ajoutez une pincée de sel. Ajoutez le vin et l'huile d'olive, malaxez pour que les ingrédients soient amalgamés. Couvrez la pâte et laissez-la reposer au frais au moins 1/2 heure.

Sortez la pâte et façonnez les taralli : faites entre vos mains des petits boudins que vous enroulerez autour d'un doigt pour les refermer, comme dans la petite photo qui bouge au-dessus. (Je me suis dit que ce serait le plus clair!) 

Préchauffez votre four à 200°.
Pochez les taralli : faites bouillir de l'eau dans une grande casserole, ajoutez le bicarbonate de soude. A l'aide d'une écumoire, plongez délicatement 3 ou 4 taralli dans l'eau bouillante pendant 30 secondes, sortez-les, déposez-les sur un torchon propre, puis continuez avec le reste des taralli.
Une fois qu'ils sont pochés, disposez-les sur la plaque du four revêtue de papier cuisson. Enfournez pour 25 minutes.


19 commentaires:

  1. Ça y est, l'espace de quelques lignes et de rayons de soleil, je suis partie loin, bien loin, sous le soleil italien...
    Rome, je n'y suis allée qu'une seule fois, il y a dix ans je crois, l'espace d'un long week-end en compagnie de mon frère qui avait une conférence là-bas et qui, gentiment, avait proposé à sa sœurette de l'accompagner. C'était quelques jours avant Noël et, alors qu'il pleuvait gris et froid à Paris, le soleil réchauffait la capitale italienne de ses 22-23°C... Oh, si peu de jours et que de souvenirs ! Les ruelles chantantes, les pâtes odorantes, les incroyables thermes de Caracalla, et ce forum... ce forum dont j'avais tant rêvé, qui sait si je n'allais pas y découvrir 'Caïus asinus est', écrit tout petit, derrière une colonnade affaissée... Merci pour ce fabuleux article, Céline, qui vient de me faire oublier qu'ici on annonce de la neige pour toute la semaine à venir et que le soleil me manque, le soleil et le ciel bleu, accompagnés, per favore, d'un bon petit café bien serré et, oh oui, d'abricots juteux et de taralli au vin blanc !

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    1. Rome à Noël, je ne connais pas, et cela doit être tout aussi magique! Ah, le forum, oui, quelle magie... C'est drôle, moi je l'ai visité un jour de canicule (petit chien), le soleil était aussi écrasant que la majesté des bâtiments... La curie, être devant la curie... Nous avons même pu rentrer dedans... Oh oui, que de souvenirs magiques et riches!
      Je suis vraiment touchée que cette petite histoire ait pu te faire voyager un peu, je ne pensais pas qu'elle puisse avoir cette vertu, mais je suis ravie d'avoir réchauffé un peu tes souvenirs!
      Tu es trop gentille Ophélie, vraiment, et je te souhaite tout plein de matins ensoleillés (froids ou chauds) aux rayons d'abricots et d'amoureux!

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  2. Je ne sais pas comment tu fais, mais tu y arrives.
    Tu arrives à me faire sentir le soleil, les odeurs et la douceur d'un étoffe fine quand il fait très chaud.
    C'est du bonheur de te lire Cél <3
    Des bisous!

    Emi Pesch

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    1. Oh tu es adorable Emi!
      Je suis allée voir chez toi, et j'ai adoré! J'ai vraiment hâte de lire tous tes partages, qui m'apprendront beaucoup, j'en suis sûre!
      Merci encore de ton avis qui compte beaucoup et à vite!

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    2. Oh que c'est gentil d'être passée ! merci merci !
      Ton petit blog, c'est une pépite de bonne humeur, de photos pleine de vie et de promesses de gourmandises. Et ton texte... Quand tu publies, je sais que soit ma journée commencera très bien, soit que ma soirée sera illuminée par tes jolis mots.
      (Et maintenant, j'ai envie d'abricots ;-) )
      A très vite !

      Emi

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  3. Céline,

    j'adore quand tu parles de l'Italie, tu le fais si bien!! On s'y croit vraiment, je peux presque sentir la chaleur du soleil qui nous fait tant défaut en ce moment. Je l'imagine très bien cette Céline fluette et légère, aérienne dans les rues de Rome!! Et ces taralli ont l'air délicieux! Merci pour ce billet réconfortant et ensoleillé.

    Je t'embrasse bien fort!!

    Emeline

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    1. Chère Emeline,
      merci beaucoup de ton passage, toujours délicat, toujours poétique, toujours léger et intelligent.
      Merci à toi pour ton merci :)
      A très bientôt, je t'embrasse fort aussi!

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  4. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me fait remonter des souvenirs de pâte à sel tes taralli... Remarque, en un sens, ce sont des pâtes à Cél, non ?
    Tu crois que ça se trempe dans du houmous ou du guacamole les taralli ? Parce que, vu comme ça, ça doit pas être mal (enfin moi c'est ce qui m'inspire là).
    Lors de ma prochaine sortie courses, j'aurai donc deux choses en plus à ramener : des graines de fenouil et du vin blanc.
    Pour le souvenir, que te dire si ce n'est que j'aime beaucoup la manière dont tu racontes les choses : dans ma tête je te vois déambuler dans les rues de Rome pour aller chercher tes abricots pour le petit déjeuner avec ton amoureux... La robe jaune, le sac rouge, les effluves de café (alors que je buvais un thé vert au fruits rouges) tout y était.
    Merci pour le voyage par écran interposé...
    Bisous Cél, à bientôt !

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    1. Ah ah ah ah, pâte à Cél, pffff! :D :D Oui, c'est vrai que cela ressemble (un peu), à la différence que cela se mange à la fin, donc c'est encore plus cool!
      Sinon, oui, tu peux les tremper dans ce que tu veux, dans un verre de vin à l'apéritif, ou, ma version préférée (bien que peu académique), dans la soupe de légumes... Bon, mais en grignotage tel quel, c'est parfait aussi!
      Merci beaucoup pour tes compliments, ils me vont droit au cœur Mnémo!! Je suis heureuse de t'avoir fait voyager l'espace de quelques minutes, c'est une idée qui me touche beaucoup!
      [Thé vert aux fruits rouges? Hummmm! :)) ]
      Bisous Mnémo!

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  5. Raaaah, tu parles très bien de l'Italie, et ça, c'est exactement le genre de choses qui me donnent faim, mais faim... et ils sont drôlement photogéniques, ces taralli !

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    1. Photogéniques, tu rigoles!! :D Ils étaient impossibles à photographier, au contraire, (petits, brillants, bosselés, couleur marron-jaune...) j'ai galéré, j'ai fini par m'arrêter sur ces clichés là qui ne me vont pas du tout du tout :) Oh si tu les trouves appétissants, tant mieux, parce que je te promets que c'est un délice absolu!!
      Merci de ton passage Manon, quand est-ce qu'on parle en vrai de l'Italie (ou non) autour d'un verre de vin blanc et de taralli qui réchauffent le cœur?? :D Douce journée, belle des belles!

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    2. Je n'étais même pas ironique ! Les photos avec le bol, en particulier, je trouve qu'ils y ressortent très bien, on les imagine bien circulaires, cuivrés, chaleureux, croustillants...
      Je compte bien y goûter bientôt, j'y songe tout le temps, à venir te voir... Le bon moment n'est pas encore arrivé... mais il approche !

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  6. Des taralli. Non mais des taralli, quoi. Ah non mais là, tu ne pouvais pas faire mieux : je ne sais pas combien de kilos on en a ingurgité quand on était en Italie, mais ça doit faire BEAUCOUP. Comme on mangeait très, très souvent des salades de haricots rouges ou verts (du jardin ;-) ), LE truc pour accompagner ça c'était des taralli. (ou des grissini). C'est fou comme mes souvenirs remontent à chacun de tes articles, ou, plutôt, comme tes articles font remonter tous ces souvenirs...
    D'ailleurs, ton article est vraiment, vraiment beau. Je me suis vraiment crue dans les rues romaines, j'ai (presque) senti la chaleur du soleil alors que ma chambre est un vrai frigo, les odeurs du marché, des abricots, des figues. Tu es géniale Céline, merci encore une fois pour ces mots magiques <3
    (et tes photos : ♥♥ )

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    1. Oh Gaëlle, <3 <3 <3!!
      Mmmm, avec une salade de haricots du jardin, tu sais me faire rêver toi alors! :)
      Merci beaucoup, je ne mérite pas tous ces compliments, vraiment pas! Cela dit, si cela a pu (un tout petit peu) adoucir un moment de ta chambre-frigo, je suis vraiment heureuse alors!
      A vite :)

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  7. Ahhhh mon petit Ecureuil, tu viens encore de réaliser une prouesse, toi, avec tes taralli si joufflus et appétissants et tes mots si...attrayants ! Oui parce que, vois-tu, j'étais en pleine recherche internet d'une future petite destination touristique pour le printemps, lorsque j'ai glissé innocemment un œil par ici... Et là...mioum ! du soleil ! de la belle prose ! des vacances ! de la chaleur ! des biscuits apéro qui me titillent le gosier ! des envies d'Italie ! C'est décidé, le petit voyage en amoureux de mi-saison sera italien (ou ne sera pas ! ça c'est juste pour appuyer ma détermination à partir là-bas). Pas à Rome car nous l'avons déjà fait (argument complètement nul, pourri, inopérant puisque cette ville-musée est à tomber et que je pourrais y retourner mille fois avec toujours autant d'excitation !). Non mais puisque l'Italie est riche, pleine de beauté, d'accents, de senteurs, je voudrais bien en découvrir un autre morceau. Nous pensions à Florence et ses environs. Tu connais ? Tu as des conseils à me donner sur cette ville ou sur un autre petit paradis niché au creux de la Botte ? Je suis toute ouïe :D

    Bon et puis, ces taralli, il va tellement falloir que j'en fasse ! Déjà parce que je n'en ai jamais mangé et qu'ils aiguisent ma curiosité (je te jure que c'est vrai, même sans noisettes, sans agrume, sans granola, je prends ^^). Et puis parce qu'ils me rappellent (un peu) les délicieux canistrelli corses au vin blanc et à l'anis (à la différence que ceux-ci étaient sucrés). Et enfin, parce que moi qui suis une grande fada des gros bols de soupe veloutée et fumante (que dis-je, des soupières carrément !!!), j'aurais de quoi trempouiller dedans ! T'es vraiment une muse culinaire, chère Céline :)

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  8. Tu es trop gentille petite Pomme! Oh là là, si j'ai pu t'inspirer, c'est merveilleux alors!
    Ah, l'Italie au printemps... Florence, je connais un tout petit peu, et Venise aussi (il y a d'ailleurs plusieurs articles à ce sujet, parce que, Venise et moi, c'est une vraie histoire d'amour! Va donc voir dans la catégorie "ça se visite" ;)) Si ton voyage se confirme, dis moi, je serais ravie d'échanger avec toi à ce sujet!! (Même si je risque d'être TERRIBLEMENT jalouse, parce que, l'Italie chérie et moi, ce ne sera pas tout de suite tout de suite... Après tout, cela viendra en son temps, et ce sera encore mieux, parce qu'elle m'aura tellement manqué!)
    Ah oui, cela ressemble un peu aux canistrelli en version salée, c'est vrai, mais c'est plus croquant, et le pochage leur donne un petit goût bien addictif. Tu me diras si tu essaies, ce que tu en penses!
    Plein de bisous à toi!

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  9. J'ai beau être en Nouvelle-Zélande, j'ai fais un bien joli aller-retour en Italie ! Mes pas calés sur les tiens, foulant le pavé italien chauffé par le soleil ... tous mes sens ouverts (les bonnes odeurs, les couleurs flamboyantes, l'accent italien, les doux abricots, et hum, les taralli que je devorerai bien !).
    Quelle magicienne tu fais :-) !
    J'ai hâte de lire tes prochaines representations, quelles qu'elles soient :-) !

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    1. Ah vouiiiii tu es au bout du monde... <3 C'est vrai! Mais dis-moi, tu es déjà allée en Italie? (Et, je risque d'être très indiscrète, mais... tu as toujours habité en Nouvelle-Zélande? Ce doit être merveilleux, là-bas... C'est peut-être même l'été en ce moment? OH je dis peut-être des idioties...Et tu dois pouvoir manger des mets incroyables! )

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    2. Hihi, c'est un magnifique pays où se mélangent nature et culture ! Un pays aux mille visages : l'océan qui s'écrase sur des falaises ou vient s'étirer sur des plages de sable noir, des forêts débordantes d'arbres tropicaux et accueillants de jolis oiseaux, des collines verdoyantes où les moutons jouent à saute mouton justement, des volcans donnant l'impression d'être sur une autre planète, des eaux d'un bleu indescriptible ... et puis, tous ces néo-zélandais plus adorables les uns que les autres venant d'Asie, d'Europe, d'Australie, d'Inde ... Voui, il fait bon vivre en paix par ici :-) !
      L'été commence à décliner doucement, le vent frais commence à souffler, le soleil se fait moins intense ... pour mieux accueillir l'automne ! (que je vais découvrir car je n'y suis que depuis septembre ici :-) !)
      Niveau mets ... malheureusement, ce n'est pas si "exotique" ni fantastique que ça ! Le mode de vie est très influencé par les Etats-Unis : même s'ils sont très protecteurs de leur environnement, c'est grosses voitures, barbecues, chaînes de fast food (dont je tairai le nom) à gogo, fishing et hunting le week-end ! M'enfin, à côté de cela, les villes regorgent de petits cafés où, joliment présentés dans une vitrine, se bousculent tartes aux légumes home-made, raw cakes, muffins vegan et cookies aux pépites de chocolat gluten free xD ! Un mélange de culture que j'disais ;-) !
      Je te rassure donc, tu étais loin de dire des idioties, bien au contraire :-) ! Et puis moi, j'aime les idioties toutes empruntes d'innocence, celles qui nous font retomber en enfance :-)

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