jeudi 13 novembre 2014

Manger en Italie



J'ai un peu parlé de mes quelques excursions en Italie ici, et, à chaque fois, des gourmands m'ont demandé d'évoquer un peu plus ce qui pouvait être bon à savoir lorsque l'on sait que l'on va manger en Italie pendant quelques jours.
Je vais essayer de répondre à cela, tout en insistant sur le fait que je suis loin d'être une spécialiste, et encore moins une Italienne : c'est donc en modeste française petite touriste-grande gourmande que je peux vous dire quelques mots sur...

Manger en Italie.

(Quand on est touriste, et français.)

 



1. Le royaume des fruits et légumes.


Je crois que si j'aime tant manger en Italie, c'est parce que leur matière première est -déjà- sublime en elle-même. Autrement dit, en France, même la meilleure des assiettes de pasta n'arrivera pas à la cheville (ou à la soucoupe) d'une assiette Italienne, parce qu'elle n'aura pas la vraie tomate italienne, le basilic au parfum enivrant, la courgette aux fleurs fraiches, l'aubergine juteuse. Tout a plus de goût, plus de soleil concentré. 
Si vous pouvez faire la cuisine dans votre hôtel/appartement, c'est merveilleux, vous connaîtrez les joies du marché à l'Italienne, et le plaisir d'acheter pour rien du tout des fruits et légumes incroyables. (Et de vous rendre compte que même le plus petit marché propose au moins 3 variétés de tomates, selon la cuisson que vous envisagez.) Méfiez-vous, de votre vie, vous ne regarderez plus jamais les abricots, les artichauts et les figues de la même manière...C'est le prix à payer, maigre salaire de ce feu d'artifice gustatif.
Si vous ne pouvez pas cuisiner et que vous vous restaurez à de bonnes tables, il y a des petites choses à savoir...(outre le fait que vous allez vous régaler encore plus-si tant est que cela soit possible.)


 

2. L'Italien est PARTAGEUR


contrairement à la fourmi de la fable. Au point qu'il doit trouver le Français extrêmement égoïste, à avoir SON assiette personnellement à lui tout seul. Pour l'Italien, une assiette est souvent destinée à être posée sur la table, au centre, et les convives se voient naturellement apporter de petites assiettes vides : à chacun de piocher ce qu'il veut. C'est vrai pour les entrées (zucchini à l'huile d'olives, jambons, tomates, mozzarella, roquette, et autres antipasti dont nous reparlerons...), mais aussi, même si c'est surprenant, pour les pâtes. Autrement dit, il est parfaitement normal de commander une assiette pour deux, ou deux assiettes à se partager...c'est même le contraire qui surprend le serveur, lorsque nous agissons à la française en commandant totalement séparément, des assiettes auxquels l'autre en face ne touche pas. Ainsi, jusqu'au dessert, ce n'est pas « chacun son assiette », mais « amenez le truc sur la table et chacun prend ce qu'il veut », même aux tables les plus chics et les plus réputées, je ne sais pas vous, mais je trouve cela merveilleux.
Après, quand on revient en France, que l'Homme commande un dessert et pas moi, et que l'on me regarde de travers si j'ai le malheur de plonger un bout de petite cuillère dans sa coupelle (si j'ai une petite cuillère, d'ailleurs, parce que souvent, on nous l'enlève!), je n'ai qu'une envie, retourner au pays des partageurs de pasta.



 

3. Il y a PLUSIEURS ITALIES


Vous le saviez ? L'Italie au singulier est un mythe.
En fait, le pays est unifié depuis un gros siècle, donc très peu de temps, et cette histoire récente lui impose une pensée, une façon de vivre et donc de se nourrir extrêmement différente d'une région à une autre. (Je me souviendrai toujours de ce petit marchand vénitien qui avait vécu en Belgique, qui, lorsque je lui demandai "mais vous êtes né en Italie"?,  me répondit "Non, à Venise.". ) D'ailleurs, attention à ne pas vexer les Italiens : la recette d'une région n'a rien à voir avec celle d'à côté, et la recette de la région dans laquelle vous vous trouvez est toujours mille fois supérieure aux autres qui ne sont que des pâles imitations, tenez-vous le pour dit.
De même, les pratiques dans les restaurants seront différentes, c'est une conséquence naturelle.
A Venise, il est impensable de ne pas vous amener un bol de parmesan à côté des pâtes pour en rajouter. A Rome, le fromage sera plus souvent directement intégré à la recette si elle en comprend, mais pas forcément amené en plus sur la table.
Ce n'est qu'un exemple...qui invite à voyager à l'intérieur même de l'Italie pour mesurer les ressemblances et les différences entre les recettes et les habitudes culinaires.
N'hésitez pas à vous renseigner, avant d'aller dans une région, sur les produits et plats typiques de cette région particulière (et non de l'Italie en général). (Voir bibliographie plus bas.)

 


4. En deux temps (trois mouvements- de fourchette)

 

Un repas Italien a un déroulé différent du repas traditionnel français. Pour un Italien, le repas officiel se compose de la sorte :

*Antipasti (littéralement, ce qui vient avant la pasta, avant les pâtes, donc des amuse-bouches, des entrées. Je dis « des », parce qu'il est courant d'en commander deux, ou un assortiment. L'idée est de grignoter avant le lever de rideau. (Ne grignotez pas trop, quand même, parce que généralement, ce qui vient après vaut le coup de fourchette.)
Il s'agit de petites choses froides, de légumes marinés à l'huile d'olive qui sont absolument divins, charcuteries et fromages pour les amateurs, voire petites salades froides, les fameux cichetti vénitiens qui sont à tomber par terre, petites fritures de légumes, petits morceaux de pain garnis et piqués d'un cure-dent, à manger froids, avec les doigts.


*Primi : le meilleur... Les pâtes ! Ou les gnocchi, ou la soupe. (Mais alors une soupe épaisse avec des trucs qui calent dedans.)
Alors là, accrochez vos ceintures.
Là, c'est une Tuerie au-delà du divin.
Là, quand vous rentrez en France, vous trouvez toutes les assiettes de pâtes infâmes, mollasses, sans goût.
Là, c'est une explosion de textures et de saveurs.
Aux bonnes tables, la pasta sera faite maison, ce qui est divinement bon... Au pire, il s'agira de pâtes fraîches, ou sèches mais là-bas, même les pâtes sèches sont meilleures et plus fermes. Et les sauces sont...parfaites, adaptées à la forme des pâtes (toujours), goûteuses et magiques.
Les doses de pâtes sont un peu inférieures aux doses françaises, mais restent relativement copieuses ! Disons qu'elles avoisinent les 60-80g pesées crues par personne, au lieu des 120g préconisées dans les recettes françaises. Après, tout dépend du restaurant...

*Secondi : Le plat de viande, ou de poisson. Attention, il est généralement servi sans légumes : si vous en voulez, il faut en commander en plus (une assiette pour deux souvent). Et c'est là que c'est super si vous êtes végéta*ien : vous ne commandez que les contorni, cette séparation est bien pratique. Attention toutefois : l'assiette de contorni n'est pas toujours très copieuse (je parle en tant que petite française qui a, parfois, commandé juste une assiette de contorni sans viande, et qui s'est retrouvée avec trois rondelles de courgettes.) En fait, n'hésitez pas à demander si c'est copieux ou non, voire à pouvoir voir une assiette, ou à en commander deux, soit directement, soit après. (Oui, j'ai même à plusieurs reprises commandé une autre assiette de contorni après que l'on m'eut amené la première, sans que cela ne dérange le moins du monde.)
Après, il n'y a pas vraiment d'école : à vous de voir si vous vous faîtes plaisir à commander primi et secondi, un pour deux, ou deux pour deux, mais l'on peut aussi sans passer pour un drôle de touriste se contenter de l'un ou de l'autre ! Les Italiens commandent souvent seulement un plat de primi, qui est souvent moins cher, roboratif, et délicieux.


*Fromage-dessert
J'avoue que c'est l'un OU l'autre. Beaucoup de tables ne proposent pas de fromage, parce que ce dernier est davantage intégré aux plats que consommé en fin de repas à lui tout seul à la française. Mais certains le font figurer sur leur carte : dans ce cas, c'est une assiette de fromages assortis, souvent accompagnés de petites choses sucrées, miel, confit d'oignon, de prunes... L'Italien peut éventuellement finir un repas ainsi, avec l'assiette au milieu de la table pour tous.
Sinon, il commande un dessert : en fait, c'est assez rare. En plus, les ventes de glaces ou de biscuits dans les échoppes des rues sont monnaie courante jusque tard dans la nuit, donc, si l'on a vraiment envie d'une note sucrée, c'est une option préférable, plus accessible au porte monnaie, parce qu'un dessert de restaurant est souvent très cher (comme tout ce qui est rare.)
Cela dit, les desserts italiens sont succulents... Par région, il y en a souvent deux ou trois que l'on retrouve systématiquement sur toutes les cartes. A Venise par exemple, vous aurez toujours le choix entre fruit de saison, tiramisu, ou panna cotta. Les restaurants plus fins proposent des merveilles. Je me souviens notamment d'un aspic de fraises des bois sur un sabayon, ou d'un gâteau aux poires et aux amandes qui ont marqué mon palais ad vitam aeternam...

La fin de repas classique est, plutôt que fromage ou dessert, un verre de vin santo (ou une tasse de café) accompagné(e) d'une assiette de biscotti variés, des petits biscuits plutôt secs dont on se passe l'assiette de main en main en parlant très fort.

NB : il est arrivé à mon Français préféré de commander fromage ET dessert après. On l'a regardé comme un rescapé d'une traversée de l'Atlantique qui n'aurait pas mangé depuis 2 mois.

Attention à la tête (si tu en as une)


 

5. Pane e coperto

 

Attention : le pain, le couvert et l'eau ne sont pas compris dans la note. Autrement dit, ils seront sur l'addition en supplément.
L'eau est à commander dès l'arrivée, plate (naturale) ou pétillante (frizzante). 
La corbeille de pain est souvent garnie de grissini sur le dessus.
Elle vous est apportée dès la commande, en même temps que la boisson.
Souvent, nous attendions, en bons français, qu'on nous amène le plat avant d'y toucher.
Les Italiens n'en font rien, ils se jettent sur les grissini comme des affamés, et leur font un sort rapidement en essayant de parler plus fort que l'autre. C'est leur apéritif.
Pour le pain...On en trouve de toutes les sortes et de toutes les qualités. Simplement, c'est comme en France : il en dit long sur la qualité du restaurant. Un bon pain italien est souvent très blanc, sur le modèle du ciabatta, mais peut être aussi brun, aux céréales... C'est rare qu'il soit présenté tranché comme en France, il est plus souvent sous la forme de petits pains individuels. (Ou alors, des tranches très larges de gros pain, mais ne vous attendez pas à des morceaux de baguette,...)
Il y a parfois des morceaux de foccacia, un pain plutôt plat, (comme une pizza sans garniture si vous voulez), mais là encore différent selon les régions : dans le Nord de l'Italie, il est souvent moelleux et recouvert de grains de gros sel, alors qu'à Rome, il est plus sec, plus plat, et recouvert de semoule... (Suivant les mêmes variations que les pizze, en fait!) Mais tout dépend de la table, là encore !



6. E la donna ?

 

Bon, avouons-le, l'Italien n'est pas très 'égalité des sexes' au restaurant : c'est l'homme qui commande, c'est l'homme qui ordonne l'addition, c'est l'homme qui paie. Nous avons plusieurs fois inversé les rôles, pour telle ou telle mission : nous avons senti que nous étions...plutôt anormaux. Donc bon. Messieurs, faites semblant, au moins. D'ailleurs, à propos d'addition, l'Italien ordonne. Le Français qui mangeait avec moi devait passer pour un semi-homme à la demander très calmement et poliment en faisant une phrase complète, dans un Italien avec un accent français à couper au couteau, d'une toute petite voix, très aimablement. A côté, l'Italien fait un geste, ordonne/crie un truc, et basta. L'Italien est un peu une brute, des fois.

 

7. La PIZZA est un sandwitch-jambon-beurre.

 

La pizza n'est pas un met de restaurant, mais un repas "da porta via", à emporter. D'ailleurs on ne dit pas la « pidza » mais la « pitsssa », distinction très chère à une prof Italienne : ce zozotement la faisait bondir ! ZZ, en Italien, c'est tsss, pas tzz, et encore moins dzzz. Voilà, après vous pouvez vous la péter... "Pitssa", avec l'accent sur le i. C'est comme les français qui disent « un panini », ce qui est une aberration, parce que c'est « un panino », des « panini », ce qui est très logique quand on prend la peine d'y penser.
Donc la pitssa est un encas. Un truc qui se mange sur le pouce. Certainement pas un plat de restaurant, malheureux. JAMAIS on ne vous servira une pizza à une table de restaurateur (ou alors vous risquez de vous être trompé de restaurant et d'être dans un truc de touristes pas très bon...)
La pizza se vend souvent al taglio, à la part, et elle se déguste encore chaude entre deux feuilles de papier absorbant, dans la rue. Au comptoir, au mieux. Là encore, selon la région, vous ne trouverez pas la même épaisseur de pâte... Ni les mêmes garnitures ! 


8. L'Italien est BIO/VG-friendly.

 

J'avoue que j'ai vu là-bas mille produits au kamut avant d'en voir en France, et que j'ai été surprise de trouvez chez eux des pâtes et pizza à base de farines alternatives / complètes / voire sans gluten bien avant d'en voir chez moi. Chez beaucoup de marchands de pizza, on peut commander une pizza avec pâte à l'épeautre, ou au kamut, comme si c'était parfaitement courant, ce qui n'est pas encore arrivé chez le pizzaiolo français... Et s'il existe de nombreux restaurants bio, et/ou végé, délicieux, dans n'importe quel restaurant, il est assez facile de demander un plat végé ou sans gluten sans être regardé comme le dernier des ovnis. (croyez mon expérience...) D'autant plus que leurs plats font la part belle aux légumes, et aux fruits. Paradoxe : au pays de la farine et des œufs, de la pasta-pizza, il est bien plus facile de se nourrir sans gluten ou avec des farines alternatives que chez nous... Même les glaciers proposent de plus en plus des glaces à base de lait de soja.
(Par ailleurs, si vous devez faire vos courses, vous trouverez le lait d'amande à côté du lait de vache, comme une évidence, même dans la plus petite supérette. Quand je vous le dis, que c'est un pays merveilleux.)











...En dehors de tous ces détails, je crois que j'ai à peine besoin de préciser que je suis une fan absolue de l'alimentation à l'italienne.

Ce qui fait que je l'aime tant, c'est, par dessus tout, sa simplicité.

Le fait qu'historiquement, elle soit si liée à la terre, à l'humilité des produits bruts et quotidiens. La farine de blé et de châtaigne, les haricots, la pomme de terre. Les plats mijotés. Familiaux. L'amande, joyau de tout met sucré, parce qu'il fut un temps ou le lait d'amande était moins cher que le lait animal. La part belle aux fruits secs et aux oléagineux. Le produit premier, la pasta, si simple, mais sublimée jusque dans les grandes tables, la soupe épaisse, et le morceau de foccacia garni de grains de gros sel et du filet d'huile d'olive pour saucer son assiette, que l'on déguste en fermant les yeux, et en espérant que ne tardera pas trop le plaisir du revenez-y.



 

 

 

Bibliographie indicative

Il existe des dizaines d'ouvrages, bien-sûr... Je vous donne juste, à titre indicatif, les miens, mes chouchous, ceux que je me plais à compulser juste pour le plaisir des yeux alors que je les connais presque par cœur, comme l'enfant qui réclame la même histoire du soir...
"Mais je te l'ai déjà lue, celle-là!
 -Tant pis, lis-là encore... "




-Les Saveurs de l'Italie (collectif ; city-éd.), pour le charme de ses recettes qui comportent des fautes de français et des légumes non-traduits, mais toutes classées selon les régions, et qui permet donc une immersion dans l'esprit d'une cuisine italienne après l'autre.

-Les Recettes de la côte Amalfitaine (Amanda Tabberer), si gourmand, complet et joli, plein d'anecdotes et de photos que j'aime...

-S'il ne devait y en avoir qu'un : Un déjeuner de soleil en Italie, le livre d'Edda, LA bloggeuse italienne, celle que je suis depuis des années, avec une gourmande et timide assiduité.

-Et un petit italien ramené dans les valises, plus pour le principe que pour les recettes, somme toute plutôt classiques, mais il est bon d'avoir cette base expliquée dans la langue chantante...
Le basi della cucina italiana (Laura Zavan)




...Ah, aussi...si je vous dis "recettes à venir"?...
Je vous laisse avec quelques soupirs de nostalgie italienne!















24 commentaires:

  1. Oh, voilà un article qui fait rêver ! (mais tu as triché, je n'avais pas encore eu le temps de laisser un petit message sous le dernier !..)
    Ah, la nourriture italienne... Tu me rappelles de si bon souvenirs... Et mince, j'avoue, j'ai mangé de délicieuses pitssas dans des restaurants à Rome et Venise : je me suis fait eue ? :-/ Elles étaient bonnes, quand même, une pâte bien fine et trois tonnes de roquette fraîche par-dessus (c'est là où j'ai découvert que la roquette sur la pizza, c'est topissime - topissimo, je dirais même), ah la la, c'est quand déjà que je pars en vacances ? A la Trinité ? Bon, hum, ce serait bien si elle arrivait tôt, celle-là, c'est que je veux mettre en pratique tous tes bons conseils, moi !
    D'ailleurs, nous sommes en lien avec une petite entreprise artisanale italienne qui était venue présenter il y a deux ans ses sauces tomates bio et produits maison à Constance, et qui nous envoie depuis tout un tas de surprises... C'est ainsi que nous sommes les détenteurs d'un petit olivier qui, haut comme à peine un tiers de pomme à la réception du colis, nous arrive maintenant à mi-cuisse... ah, mon petit olivier italien, je l'aime tant !
    Merci de ton article enchanteur, bella ragazza !
    PS : je déteste les restos français où l'on ne peut partager... Avec mon Tistou, c'est la fête des mille et une assiettes où chacun pioche ce qu'il veut, avec, les bons jours, une petite cuillère chacun !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah ah ah, Ophélie, tu es trop gentiiiille!!!
      C'est vrai je t'ai rappelé de bons souvenirs? Chouette! Je t'avoue que moi-même, cela m'a tellement fait sourire de brasser ces souvenirs en plein mois de novembre grisou-busyou-pleuviou! De la pitssa de restaurant?... Mmm mm, c'est possible, bien sûr! Mais c'est juste qu'à la carte d'un restaurant italien, il n'y a que très rarement des pizze, contrairement à ce que les français pensent, et surtout les tables traditionnelles, c'est ce que je voulais dire. Si les tiennes était bonnes, c'est que ce devait être de bonnes adresses (peut-être plutôt des tables où manger sur le pouce? c'est vrai qu'il y en a des excellentes!!)! Et la roquette sur le dessus, vouiiii... Mamma mia, j'ai faaaaaim!!!
      Comment ça les vacances ne sont pas pour bientôt? (Et comment ça pas de Noël pour toi??? Je ne m'en remets pas, tu sais!?!?!? C'est quoi ces salades de roquette???? ) Quant à l’impatience de (re)voir l'Italie, ne m'en parle pas, je trépigne, alors que nous savons que ce ne sera pas de sitôt, hélas... Mais c'est doux d'avoir un objectif!
      Tu as TELLEMENT de chance pour la petite entreprise italienne!! Hi hi, ton petit olivier italien doit être si mignon! J'adore les petits oliviers en pot, c'est si poétique et joli, même si je me suis toujours dit que pour eux, chez qui les oliviers sont par centaines et font figure de haies foisonnantes, cela devait faire le même effet que si nous plantions un brin de tuia dans un tout petit pot pour mettre sur la table de la cuisine. :-D
      Toi aussi ton Tistou est un partageur? Dorian se lamente de mon tout petit appétit qui fait que dans les restaurants, nous ne commandons pas mille choses, il se sent frustré... Je lui promets que nous irons un jour en Italie avec des amis (gourmands) qui seraient prêts à partager les assiettes et le régal à l'italienne! ;-)
      Merci pour ton commentaire, Ophélie, tu es un rayon de soleil plus brillant que le zénith vénitien!
      <3

      Supprimer
  2. Oh là là, mais le panino ! Mais pourquoi ne m'en étais-je jamais aperçue ??? Je me couche moins ignare ce soir !
    Ca donne très faim, tout ça. Tu parles à merveille de l'Italie. Et les photos sont extra, extra ! J'aime tout particulièrement les trois personnes dans la rue, la pause cigarette du cuistot, et le panneau attention la tête qui m'a fait éclater de rire ! AH, et puis ce détail d'architecture en blanc et bleu, magnifique. J'ai drôlement hâte de le découvrir, ce pays, encore plus grâce à toi. :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Belle Manon!! Ton avis est très précieux et me touche beaucoup. Ouiiii, je suis sûre que tu le découvriras très bientôt! D'ici-là, je te donnerai plein de conseils-bonnes-adresses (inversons les rôles, pour une fois, miss-je-connais-des-endroits-cachés-dans-des-ruelles-qui-déchirent!) Autour d'un thé très bientôt peut-être?...

      Supprimer
  3. Cél, mais Cél, mais Céline, mais quel article... Je ne te raconte même pas le bond que mon cœur a fait en le découvrant, et quand je l'ai survolé une première fois en voyant toutes ces belles photos (oui, je suis comme ça, moi, "je regarde les images" ;-) ), j'étais dans un état, je ne te raconte même pas.
    Bon, et puis la lecture n'a rien arrangé à tout ça. Déjà, je l'ai lu 3 fois parce qu'il est trop génial, et il est tellement riche en couleurs, en souvenirs, en émotions que je découvrais à chaque fois une nouvelle chose. Ensuite, cet article m'a rappelé tellement, mais alors teeeellement de souvenirs, tu n'imagines même pas. La façon dont tu l'as rédigé, tes mots, simples mais si justes, ton amour pour ce magnifique pays, j'avais vraiment l'impression d'y être. Et j'ai rigolé tout du long (les émotions... ;-) ), la photo avec 'attention la tête' a été fatale, j'étais pliée de rire devant mon écran (je devais aussi être bien ridicule à rigoler devant mon ordi toute seule, mais bon... Heureusement que je suis toute seule, d'ailleurs, en fait ;) )
    Il y aurait tellement de choses à dire sur cet article, il est vraiment trop trop bien - je pourrais en parler durant des heures et des heures et des heures - et le lire en revenant de la bibliothèque et une journée horrible m'a fait un bien fou... Merci jolie Cél ! <3 <3 <3
    Ciao bella !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh toi toi toi <3
      Tu sais Gaëlle j'avais peur de ta réception! Quand tu m'avais appris ton passé lié à la Botte, je m'étais dit que je n'oserais plus rien écrire, faute de légitimité, c'est vrai! Alors si tu es un peu d'accord, je suis contente!
      Pour les photos, ne me fais pas de compliments, pauvre folle-reine-de-l'appareil! Je vais finir par ne plus y croire :) (Et moi aussi je regarde les images avant! J'aime bien m'imprégner de l'atmosphère avant de lire les mots. )
      L'Attenzione alla testa, il nous avait fait bien rire aussi, c'est à Venise, là où il y a tant de sotoportegi mystérieux et charmeurs.
      Pour le rire toute seule devant l'ordinateur, je suis coutumière du fait, (devant le livre, cela fonctionne aussi), alors je ne vais certainement pas te jeter la pietra! Le pire c'est dans ma voiture, parfois je réagis à une radio/une pensée même, tout haut, et je formule des phrases toute seule au volant, ce qui est le comble du ridicule sans doute, mais je l'assume totalement!
      Et, attends, mais tu reviens à quelle heure de la bibliothèque, sérieusement????
      Ciao bella toi-même! ;-)

      Supprimer
    2. Oh, non, mais noooon, pas du tout !! Au contraire, écris, écris tout ce que tu veux à propos de l'Italie, ce n'est pas moi qui vais changer tout ça, oh non, et j'aime tellement te lire !
      Je ne connais pas beaucoup l'Italie en fait, je suis quasiment restée cantonnée dans ma campagne pendant 6 ans, au milieu de rizières et d'acacias (et de moustiques, forcément, avec tout cette eau stagnante ;-) ). C'était près de Milan, juste à côté de Pavia, dans un tout petit village. Du coup, Venise, Florence, je ne connais pas du tout. Je suis allée une fois à Rome mais je ne m'en souviens presque plus, et une fois à Naples où je suis restée une dizaine de jours, voir une amie de ma grand-mère (qui est italienne, mais je te l'ai peut être déjà dit). Là, par contre, je m'en souviens comme si c'était hier, c'était vraiment trop trop bien, et, comme tu l'as dit, ça n'a rien avoir avec le Nord de l'Italie !
      Bon, j'arrête là, sinon je n'ai pas fini de te dire à quel point j'ai adoré la vie à Naples (par exemple, les grenadiers, les oliviers, les citronniers, des orangers dans le jardin... On ramassait les citrons de la terrasse tant l'arbre était grand, et de la caroube partout – je me souviens avoir ramené un stock fou de gousses -, le fameux 'cavolo nero' qu'on trouvait partout (et après on dit que le kale est une grande nouveauté...), la vie si douce, chaude mais qui a été si pauvre là bas... Voir le minuscule village perdu de ma grand mère, son ancienne maison en ruines... Bref, même à 7-8 ans, ça m'avait marquée ! ). En fait, un de mes plus grands rêves est d'y retourner :-)

      Et les photos, je suis plus que sincère, elles sont vraiment très jolies, pleines de couleur et de vie :-)

      Bon dimanche !

      Supprimer
  4. Eh beh, quand tu écris un article tu ne le fais pas à moitié...
    C'est simple : avant je voulais parcourir le monde, maintenant que je l'ai lu je veux juste aller me goinfrer en Italie!
    Merci beaucoup pour cet article super complet et plein d'enthousiasme, c'est un régal. :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah ah ah, tu m'as fait rire Gwenn :-D L'Italie est une destination rêvée pour se régaler, c'est sûr, et pas seulement, c'est ça qui est formidable!
      C'est vrai, tu veux parcourir le monde? C'est super, ça!! Tu commences par où, alors?
      Merci à toi :)

      Supprimer
    2. J'ai déjà commencé par l'Inde (et son p'tit frère le Népal)! Elle m'appelait sans-cesse alors c'est toujours vers elle que je suis retournée. Maintenant j'ai envie d'ailleurs... d'Amérique du sud particulièrement mais aussi d'Afrique, encore d'Asie... de partout en fait.
      Je verrai au prochain départ, si départ il y a. :)
      Et oui l'Italie est pleine de richesses!

      Supprimer
  5. pffffffff
    :'( :'( :'(
    mon rêve <3
    tu m'emmènes la prochaine fois???? SITEUPèèèèèèèèèè
    merci !! tu es un amour de pincée tiens !!
    un petit reproche?? ne manquait QUE la musique pour être transportée ..... :D
    encore encore!! encore!! encoooore !!!
    une bise :*

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ok Résé je t'emmène dans mes valises la prochaine fois!! Visite guidée et gourmande! :-D
      Tu n'es jamais allée là-bas? C'est un rêve, ce pays!
      (Pour la musique, je ne maîtrise pas super bien la mandoline, mais j'adorerais! A travailler...)
      Bisous!

      Supprimer
  6. Euh, Céline, je veux aller en Italie làmaintenanttoutdesuite, viiite! (un petit voyage là-bas pourrait peut-être améliorer mon...latin, ne crois-tu pas?! Et cela me serait trèèès utile pour l'agrégation!!)
    Merci pour ce magnifique article et pour ces splendides photos colorées et émouvantes!
    Marie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah mais oui, c'est tout indiqué, même fortement conseillé!! Révisions des déclinaisons au pied de l'Ara Pacis, des fonctions du forum au pied du sénat... La totale! :-D
      Mais dis, tu prépares où?
      Repose-toi Marie et prends soin de toi!

      Supprimer
    2. Bon, je prépare mon baluchon et je pars. M. Gaffiot m'accompagnera, bien sûr!!
      Comme Gaëlle, j'ai débarqué à Paris cette année. J'ai quitté ma campagne profonde (tout à l'ouest, au nord.) et mon université de province sur un coup de tête. Je prépare donc l'agrégation à La Sorbonne... Peux-être ai-je déjà croisé Gaëlle dans les rues parisiennes, car j'ai cru comprendre que nous n'habitions pas très loin l'une de l'autre!!
      Bises,
      Marie

      Supprimer
    3. Ce brave Félix pèse un peu lourd mais il est tellement mimi, avec sa bocca della verita! ;) Oh la Sorbonne, c'est chouette! (Je t'avoue que je n'ai jamais quitté ma province, sans le regretter, mais je suis certaine que la Sorbonne et la vie du quartier latin (justement!) ont du bon! Je ne sais pas si tu en es contente mais profite, dans tous les cas, de cette année exceptionnelle! (Si si, je t'assure, cela n'arrive qu'une fois, et ça laisse des souvenirs... :))

      Supprimer
  7. C'est marrant, parce que je suis allée plein de fois en Italie, et pourtant je la connais très très mal (ce qui est un peu sacrilège, avec des origines italiennes) (lointaines, d'accord, mais quand même), sans doute du fait des conditions de voyage.
    Quand j'étais petite j'allais souvent à Vintimille avec mes grands-parents, mais je n'en ai pas de souvenirs, et la seule fois où j'y suis retournée étant adulte, j'étais en croisière, alors bon pour découvrir les Italies, les Italiens et la gastronomie, c'était mal parti.
    Et maintenant, comme je ne parle pas italien (je le comprends très très bien, mais je n'en parle pas un mot, quelle tristesse !), je n'ose pas trop m'aventurer là bas... Et pourtant ce n'est pas l'envie qui manque !
    De toute façon, avec un si chouette article, comment ne pas avoir envie d'y aller, franchement ?
    Décidément, avec toutes ces envies de voyages, je ferais bien d'investir dans un calendrier (et de mettre plein de sous de côté !)
    Bisous jolie Cél !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah ah, mais c'est pour ça qu'on s'entend bien, Mnémo, tu as des origines italiennes, tout s'expliiique! :-D
      C'est sûr, la croisière est un mode de voyage que je ne connais pas, mais je subodore que ce n'est pas l'idéal pour l'immersion dans le pays... Vintimille, je ne connais pas... Il FAUT que tu y retournes! Toi qui aimes les musées, ah là là, Rome, mais, j'y ai passé des heures délicieuses, à arpenter des couloirs somptueux et riches... Oui oui, un calendrier de voyage, c'est ce qu'il te faut!
      Merci Mnémo et bisous aussi!

      Supprimer
  8. Ton article est un doux supplice! A la fois savoureux et terrible! Il me donne tellement envie d'y retourner! D'ailleurs, c'est décidé, je prends mon petit baluchon, je saute dans un avion, je laisse tout derrière moi et hop je vais prendre le soleil en Italie!

    Je t'embrasse bien fort!!

    Emeline

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Hi hi, jolie petite Emeline avec son baluchon, je t'imagine, et cela me fait drôlement sourire!
      Je suis d'accord pour le doux supplice, c'en était presque un pour moi aussi à revoir ces images! Mais transformons-le en invitation au voyage :)
      Je t'embrasse aussi!

      Supprimer
  9. Merci Céline pour ce partage !
    J'adore les voyages comme ça, par l'assiette ! Et avec de jolies photos en plus, qui donnent bien envie d'y retourner en Italie... <3
    Plein de bisous !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Lili! Plein de bisous aussi! (Mais la Grèce, c'est pas mal non plus, surtout en lune de miel... ;-))

      Supprimer
  10. Oulalalalala, je viens de finir de manger... Je regrette ma quiche aux poireaux et je veux goûter à toutes ces saveurs :-)
    Tes photos sont très jolies et ton article très instructif. Beaucoup de choses que j'ignorais et qu'il faudra que je retienne le jour où j'irai en Italie. Mais ce ne sera pas en 2015 je pense...!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup rockeuse! :) J'espère que tu auras bientôt le plaisir de visiter la si belle Italie! Bonne journée!

      Supprimer

*Merci de vos mots! *