lundi 2 juin 2014

Tout simple


 {Ca y est, La "Pincée de sel" a un nouveau titre! Merci à la fée-artiste qui l'a conçu... Qu'en pensez-vous?}

 

 

Et si l'on parlait un peu de simplicité ?...







Oui, je sais. Je viens d'écrire un article dans lequel je dis à quel point j'aime les repas riches de pleins de délices variés, et là, mistinguette-patchwork vient vous faire l'éloge de l’Épure, vous avez le droit de doucement rigoler.

N'empêche que... n'empêche que, voilà, je m'interroge à ce sujet depuis quelques temps.

Tout est parti simplement à la lecture d'un dossier assez bien fait dans la revue « Clés », découverte à l'aéroport en Avril, et adoptée depuis. L'article faisait état de cette tendance à la mode, qui n'est pourtant pas neuve, prônant la slow-attitude, le détachement, le bonheur à trouver dans les petites choses simples, le retour à l'essentiel en se débarrassant du superflu.
Soit. L'idée a plus de deux millénaires d'âge, les stoïciens (et même les épicuriens d'ailleurs) riraient bien aujourd'hui de voir que l'on reprend leurs principes, et que, sur les cartes d'identités de ces préceptes défenseurs de la sobriété, la photo jaunie de jeunots en pantalons pattes d'eph est bien celle des antiques grecs.
Sauf que, monsieur l'agent, c'est quoi, le « superflu » ?...
Comment distinguer, dans notre grande course à l'allégement, ce dont il est impossible de se délester de ce qui peut être jeté au vent ?




Première étape : le superflu matériel.



C'est l'étape la plus évidente, celle à laquelle tout le monde pense lorsque l'on s'interroge sur la simplicité. Oui, débarrassons nous de ce trop plein tangible, ce bazar d'affaires, ces poignées de biens qui nous encombrent. Qui a entrepris le fabuleux vide-dressing d'Ophélie ne peut qu'approuver, qui a décidé de trier, donner, jeter même une partie de ses vêtements connaît le bien-être qui résulte de cet allégement, un peu comme lorsque l'on dépose à terre son sac à dos après une longue marche.



Mais il n'y a pas que les vêtements, dira la disciple du stoïcien qui chérit son (unique) gilet de coton (bio) et sa (seule) poignée de jupes qu'elle est certaine de porter, puisque celles qui n'ont pas eu la chance d'avoir été enfilées depuis quelques mois ont dû rejoindre d'autres horizons. Ceux qui ne passent pas la terrible épreuve de la penderie du matin n'ont qu'à emprunter l'issue de secours, sans passer par la case départ et sans toucher les 20000 francs.


Oui, il y a aussi les crayons, les petits objets qui traînent sur les étagères, le vieux presse-papiers (et les papiers qui sont dessous), les trousses délavées que l'on avait quand on était au collège, les vieux agendas, traces d'un passé qui sent la vanille et le shampoing DOP à la fraise, les boucles d'oreilles abîmées, celles que l'on portait à notre première rencontre, tu te rappelles, et ce petit mot griffonné sur un ticket de métro, ce reçu de chambre d'hôtel, cette vieille carte postale pliée sur laquelle on voit un bout de la Vénus de Boticelli...Attends, je la serre une dernière fois avant de la jeter dans la grande poubelle de l'oubli...
J'ironise, bien-sûr, et mon combat pour tout cela est un peu doux-amer. Je crois que la course à la simplicité n'est pas un sentier tout droit bordé de petites fleurs sages. Je suis la première à toucher les objets qui ont fait partie du quotidien avec une nostalgie qui me retient de les laisser s'envoler. Avec une tendresse et une affection qui me soufflent de les laisser dans leur carton, dans un petit coin de ma chambre ou de mon grenier, comme si je leur laissais un petit sursis, comme si je les mettais avec douceur dans un petit coin de mon esprit, et que je refermais sur eux la couverture du souvenir avec une affection maternelle, avec la peur de ne pas leur rendre au centuple la joie qu'ils m'ont apportée, un jour. 



Pourtant, je fais des efforts, je fais des progrès... J'essaie de moins consommer, de moins accumuler...pas vous ?...
La simplicité qui en résulte est, c'est vrai, une vraie joie, profonde, durable. Je pense souvent à ma copine Anne-Lise au collège qui n'avait pas beaucoup d'argent, et qui, dans sa petite trousse, avait un stylo plume, un effaceur, et quatre stylos à bille de la marque la moins chère. C'était tout, et elle tenait toute l'année avec cela, sans que cela ne soit pour elle un sacrifice difficile. J'enviais cette simplicité, cette propreté de la détention, cette pureté de l'Avoir. Le minimum, en parfait état, point (au bic) et à la ligne. Je m'en inspire souvent, et je me dis que je devrais avoir un tout petit sac à main avec le strict minimum, en parfait état, plutôt qu'un gros sac avec plein de bazar inutile. Pas facile, je vous l'accorde. Et pourtant...si l'on essayait... Parfois, je sors même sans sac. Sans rien. Aucun moyen d'achat, pas de téléphone, rien, tant pis. Pas de mouchoirs ou de pastilles à la menthe, pas de petite réserve d'abricots secs (private joke), pas de papiers, pas de crayon, pas de miroir de poche. Juste les mains, dans les poches, justement. Je me sens alors tellement libre ! Essayez, je vous le garantis ! 

 


C'est alors, les mains dans les poches, que l'on peut encore mieux s'interroger : de quoi ai-je vraiment besoin ?
Où est vraiment l'essentiel ?
Le surplus dont je peux me délester à gauche... et tout ce que je garde à droite... Où placer mon curseur ?...



Deuxième étape (décidément, la simplicité n'est pas simple...)



Et ce qui n'est pas matériel, alors ? 

La simplicité du moment, la pureté de l'instant, du rythme du jour...


A l'heure où vous lisez ces lignes, amusez-vous à vous demander : ma journée a-t-elle été simple, jusqu'ici ? Qu'ai je fait dont j'aurais pu me passer ? Quelle action aurais-je pu donner ou jeter à l'image de ces vieux pantalons usés dans des sacs sur le pas de la porte ?...
Oui, la simplicité est aussi à chercher dans l'acte, dans le geste, et là encore...où poser le curseur...
Là encore, tant de doutes !



Il n'y a pas si longtemps, une blessure sans gravité m'imposa de ne pas me servir de ma main droite pendant quelques semaines. Je me revois assise dans le salon, à 19h, alors que tout était prêt. Alors, dans ce quotidien chamboulé, le repas n'était que très simple et prêt longtemps à l'avance, les activités étaient réduites au minimum, le sport en pause, les tâches ménagères réduites à leur plus simple expression. Allongée sur le canapé, sans musique, sans télévision, en sachant qu'il me restait encore une, voire deux heures avant le repas (nous avons pour habitude de manger assez tard), je songeais à ce calme, ce vide que je ne connais jamais.... Ce temps mort que je considère comme un défaut et qui n'est peut-être qu'un présent que je ne m'offre pas... Évidemment, on ne peut pas vivre tout le temps comme cela, évidemment, c'est bien aussi de remplir sa vie, de voir du monde, de faire mille choses dans une semaine, d'inviter et d'être invité, de partir se promener, de tester de nouvelles recettes, de commencer trois romans en deux jours, d'essayer mille activités enrichissantes. Et en même temps... Entre les emplois du temps de ministres que nous nous imposons parfois, et ceux que nous connaissons lorsqu'une convalescence nous impose l'immobilité, il y a peut-être une vaste étendue de possibles qui, là encore, invite à s'interroger... Petit curseur, vers la gauche, vers la droite...
Dans les heures qui viennent de s'écouler, qu'avez-vous fait d'essentiel ? Qu'auriez-vous pu éviter, pour alléger votre dos, pour calmer le tempo de votre mélodie ?...


Et, dernière étape... Celle du cerveau. 



Comble de l'ironie, je lisais cet article sur la simplicité alors que nous étions à … Florence. La ville du trop plein, de la richesse inouïe, de l'accumulation d'art et d'histoire. La ville où tout fourmille, où l'on ne sait où tourner la tête, où la beauté s'impose du sol au sommet des églises, dans tous les murs des trop nombreux musées qui abritent les plus beaux tableaux du monde. Ceux que tout le monde connaît. Les sculptures les plus magistrales, que l'on ne peut honnêtement regarder sans être ébranlé au plus profond de soi, portant comme une certitude le plaisir de partager l'émotion de générations entières de peintres, de sculpteurs et de poètes. La Vénus qui était sur ma petite carte postale abîmée, je l'ai vue en vrai, il n'y a pas de mots pour la décrire. Elle est écrasante de maîtrise artistique et de beauté. Le duomo, damier étourdissant, impossible à photographier dans son imposante structure, dans sa toute puissance somptueuse, et les toits des maisons qui semblent les mêmes qu'en plein Quattrocento... 





Et...la simplicité, là-dedans, alors ? Je ne parle pas de simplicité DANS l'art, bien-sûr, le beau peut être simple, les artistes l'ont compris...mais en faisant quand même des œuvres d'art, je veux dire, il reste quelque chose plutôt que rien, il reste des tableaux, des statues, qui s'accumulent comme les papiers sous mon petit presse-papiers... Où mettre le curseur ? Le monde doit-il s'en délester et les mettre dans des grands sacs poubelles ?...

Et la culture alors... Pour finir...Le savoir...

Un jour, j'ai été reçue à un concours, et j'étais tellement certaine de ne pas l'être que je ne suis pas restée à la proclamation des résultats. Je l'ai appris plus tard, chez moi, et je suis toujours un peu émue d'imaginer ce moment où, dans la cour carrée d'un des plus prestigieux des grands lycées parisiens, un monsieur très intelligent a fait résonner mon petit nom dans l'air, devant un groupe de personnes où je n'étais pas. Son écho s'est alors probablement perdu dans les feuilles vertes des grands arbres ancestraux balayés par une douce brise en cet été naissant. Je ne veux pas dire que cette admission ne signifie rien, ce serait dévaloriser un concours que j'estime, et surtout manquer de respect à tous ceux qui, malgré leur temps, leur énergie, leur talent (souvent supérieur au mien d'ailleurs), ne sont pas dans cette fameuse liste proclamée. Mais simplement, ce jour-là, où l'on a posé sur moi un tampon de culture et d'une (pseudo) intelligence, moi, en me baladant sur les remparts, j'ai pensé à Sœur Emmanuelle, qui, après une brillante scolarité, des diplômes dont d'autres font leur inaccessible étoile, a tout jeté, donné tous ses livres, brûlé ses vieilles notes, pour partir aider les enfants dans les bidonvilles du Caire.
Je n'aurai jamais, jamais la prétention de vouloir même juste lui ressembler. Je veux simplement dire , par cette anecdote, que la lecture, l'écriture, l'engrangement des connaissances, qu'il mène ou non à la réussite, est une clé mais pas un but en soi. Que l'accumulation de culture, si elle est nécessaire pour réfléchir vraiment à la simplicité, pose tout de même un problème, celui de l'Après.




 Je pensais donc, les yeux perdus dans les volutes des plafonds trop sculptés des musées florentins, à mes petits élèves. Ce que j'ai accumulé, je le rends, je le transmets, à longueur de journée. Oh, je ne me fais pas d'illusions, beaucoup oublient tout, beaucoup regardent ce reçu sans vraiment le considérer, mais de toute l'énergie que je déploie, il en reste nécessairement quelques miettes. Oui, à les accompagner, à parler, parfois pour un faible pourcentage, parfois pour un seul même, (mais pour ce seul-là, le jeu en vaut tous les énergiques combats!), j'ai l'impression de satisfaire ma quête de simplicité. Je distribue mes jupes à ceux qui en ont besoin. J'ai passé du temps à faucher des blés qui me sont chers, j'en fauche encore souvent, parce que cela compte pour moi, mais pour moudre ce grain avec eux. Nous ne sommes pas pour longtemps sur cette petite terre de blés. Autant nous rendre utiles...
Tout simplement...
Même juste un peu...

Pour un billet sur la simplicité, je devine que vous vous dites qu'il commence à se faire un peu long. Je vous laisse donc songer à ces idées, sans avoir, sincèrement, l'orgueil de vous suggérer des réponses. J'avais juste envie de partager des interrogations. Et si, dans les heures qui viennent, les jours, même, vous pouviez penser à moi, oh, rapidement, et vous dire :
"Ai-je agi simplement?"...
"Ai-je pensé simplement?"...
"La journée touche à sa fin. Dans le temps qui reste, que vais-je faire, pour m'alléger et alléger la vie des autres?... "
Je vous embrasse.
Tous.

                   En toute simplicité...



42 commentaires:

  1. Il parait que je suis compliquée, que j'aime me "compliquer la vie" pourtant j'essaye la plupart du temps de faire au plus simple, selon mes envies, mes intuitions... Et si la simplicité finalement ne rendait pas cette image de compliqué ? Et cette image qu'elle renvoie, peut-être que les gens s'en inquiètent et qu'ils préfèrent rester dans leurs habitudes dénuées de simplicité car non, les habitudes ne sont pas simples dans le sens où elles n'apportent pas ce petit peps que le plaisir d'aller à l'essentiel apporte !
    Depuis que j'ai fait une année de PACES, j'ai du mal à juste "ne rien faire" quand tu as passé l'intégralité de ton temps à essayer de réussir quelque chose, de faire rentrer cette masse inouie d'information dans ta petite tête à ne penser qu'aux os, aux muscles, aux molécules, aux fonctions, aux dates, aux auteurs, etc... et qu'après (genre maintenant) tu te retrouves avec de vraies vacances (bon ou presque c'est vrai... mais même en travaillant je trouve que j'ai trop de temps !) hey bien tu as vraiment du mal à juste "ne rien faire", tu as - enfin j'ai - vraiment l'impression que j'oublie quelque chose, que je "perds mon temps" alors qu'en fait non, ce temps je ne le perd pas, je le retrouve ! Et j'apprends tout doucement à l'apprécier dans la simplicité.
    Bref, je t'ai écrit un tit roman pas simple du tout pour le coup mais Cél, j'ai adoré te lire, tu n'apportes peux être pas les réponses mais apporter les questions et faire réfléchir c'est déjà beaucoup ;)
    A très vite :)

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    1. Merci de nous faire part de tes réflexions, Gwenaëlle! Je suis heureuse que ce petit texte ait trouvé des échos en toi. Dis-moi, qu'est ce que c'est le PACES?

      Continue à chercher l'essentiel... Bonne quête... Et vis au mieux cette drôle de période post-travail intense, avec sérénité et sourire! Je te souhaite un merveilleux début d'été :-)

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    2. Merci beaucoup :)
      En réalité c'est lA PACES ou pour son petit nom Première Année Commune aux Etudes de Santé, en bref, 1ère année de médecine
      Une expérience assez... disons que je ne souhaite à personne ^^"

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    3. Aaaaah oui! J'ai une amie qui faisait cela, lorsque nous étions toutes deux en première année post bac. Elle est pédiatre aujourd'hui! :-)) mais je comprends tout à fait que ton année ait été chargée! Je croise les doigts pour toi, je suis certaine que tout va bien se passer! Les résultats sont pour bientôt?...

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  2. Quel âge ont tes petits élèves dis-moi ?
    La simplicité ... Oh ! Ce sujet me parle depuis de nombreux mois. Et j'y arrive. Tout doucement. A mon rythme. J'essaie d'évacuer la pression que je m'impose trop souvent pour respirer, me redresser, sourire et penser positivement. Et bien, c'est si simple que je n'y avais pas encore pensé. Et je me sens si bien, beaucoup mieux et de jours en jours, j'apprends à me connaitre et définis de plus en plus clairement mes objectifs. J'en ai bizarrement beaucoup moins quotidiennement ! Et je me sens bien plus légère aussi. Peut-être est-ce la saison ? La pratique du yoga ? D'une alimentation résolument saine et en accord avec mon corps et mon esprit du moment ? J'ai fait des choix. Radicaux peut-être ces dernières semaines. Mais ils me libèrent. Me soulagent. Et je me sens différemment mieux auprès des miens. Je vais tenter doucement de me libérer de ce clavier que j'ai tant de mal à quitter. Trouver d'autres priorités. Pas difficile ça, hein ? Par contre, la dépendance est-elle depuis des années que je risque de souffrir un peu. Qu'importe, c'est mon but. Et d'ici la fin de l'été, je suis certaine d'y être parvenue ... J'ai beaucoup de volonté et j'apprends à me faire confiance. J'y crois ! Je me persuade en tous les cas ;-) Rdv fin août .. ou pas !
    Ce qui est certain, c'est qu'après tous mes déménagements, je ne m'embarrasse pas des choses matérielles. C'est deja un bon point. Mon appartement est très épuré et j'apprends à être raisonnable. Mon sac est riquiqui et ne contient que mon tèl et mon porte-monnaie. Pour ce qui est du reste, aspirons à plus de culture encore, d'informations, de livres, de voyages, de rêves, tout naturellement. Nous sommes riches de tout ce qui nous entoure. Je crois. Et ce n'est pas parce que l'on a une vie et un esprit simples ( dur parfois quand on est une femme quand même ... a fortiori une femme-Maman ! ) que l'on ne doit pas s'autoriser ces petits extras de bonheur régulièrement. Chacun appréciera le degré. La vie est si courte. Profitons avec nos propres moyens.
    Je me tais. Je m'égare. Merci pour ton joli billet. Bonne continuation. Tu es si rafraîchissante. J'aime définitivement beaucoup ta plume, legere, sincère, harmonieuse, objective.
    A bientôt et pense à vider un peu ton sac à mains ;-)

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    1. Quels jolis mots, douce Laurence! Merci d'avoir pris le temps de les partager!
      Je suis touchée qu'ils aient pu rejoindre certaines de tes réflexions, qu'ils soient résonance de pensées qui ont été tiennes et qui le sont encore. Ce sujet est un sujet que l'on n'aurait jamais fini d'explorer...
      C'est sûr, décrocher du clavier n'est pas toujours simple... J'espère que tu ne nous abandonneras pas pour autant... Les partages avec l'Autre, qu'ils soient de chair ou de mots par clavier interposé, sont si riches... Même s'ils peuvent être envahissants, et que, là-encore, il faut simplicité chercher, simplicité trouver... Pas facile, ça non! <3
      Merci encore de ces petits mots témoins de ta grandeur d'âme et de la richesse de tes questionnements. A très vite, Laurence?... Je t'embrasse avec toute la simplicité du monde.

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    2. Et tes élèves ... ? Quel âge ont-ils ? ;-)

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    3. Ah ah! Têtue, mmmm? :-) Disons...entre 11 ans et 20 ans!

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  3. Il est très joli ce nouveau titre, beaucoup de poésie et d'émotions, j'aime beaucoup.
    Quant à la simplicité... j'en suis loin, très loin... Mais avec le temps et de la pratique, j'espère que cela se mettra en place, doucement...

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    1. Oh tu aimes le titre Mnêmo c'est vrai? Chouette! Merci beaucoup pour ton avis!
      Quant à la simplicité... Merci d'avoir laissé ces quelques mots danser leur petite valse en toi. Bonne pratique, et plein de bisous!

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  4. Superbe, je pense qu'avec cet article tu vas alléger ( au moins le temps de sa lecture) la vie de tous ceux qui te lisent. En ce qui me concerne je me suis laissée transportée par ces jolies lignes, ton univers, ta réflexion ... J'essaie également de changer certaines choses, j'espère pouvoir aider et apporter aux autres par le biais de mon (j'espère) futur métier et actuellement grâce ce que j'apprends chaque jours... Merci pour cet article qui rends mon cœur léger ce soir! Douce soirée Cel, (ps: j'aime beaucoup ton nouveau titre😉)

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    1. Je suis drôlement touchée d'un tel témoignage, Cécile. Dis-moi, tu me laisses dans un suspense terrible : quel est ce futur métier? Oh, tu n'est pas obligé de répondre, hein, tu es libre... Je te demande... tout "simplement"!
      Tu ne peux pas savoir à quel point je suis émue à l'idée d'avoir rendu ton cœur léger.
      Et merci pour ton avis sur le titre! J'avoue qu'il me plaît bien à moi aussi!

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  5. L'envie de réfléchir,
    de se poser un instant,
    arrêter de battre des ailes.
    Savourer un peu plus un moment qu'à l'habitude.
    Cette article s'inscrit à la perfection dans un questionnement qui m'habite maintenant,
    maintenant que j'ai la chance de travailler au côté d'une famille qui a quitté la ville,
    deux bons emplois,
    pour aller s'installer sur une terre,
    cultiver des légumes, élever leurs enfants entre les rangs de petits pois...
    Ça me fait du bien,
    ça remet en question le fait que l'on doit étudier pour faire quelque chose toute notre vie,
    ça fait comprendre que le savoir se transpose partout,
    que rien n'est perdu, qu'il faut savoir suivre le petit quelque chose qui fait briller nos yeux.
    Alors voilà,
    j'y réfléchirai encore.
    Mais c'est un article inspirant,
    beau dans les mots, beau dans les sons,
    beau dans les pensées.
    Merci, encore une fois.
    Kolibri

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    1. Lire un tel retour
      C'est forcément être touchée
      Piquée au vif
      Caressée par la certitude d'une même longueur d'ondes.
      Lire et imaginer
      Des petites mains qui écossent
      Des petits pois
      Lire et imaginer
      Un paysage riche
      Non pas riche de routes et d'immeubles
      Mais riche de verts
      Riche de sons
      Riche de vent et de passé.
      Trouver des yeux sensibles
      Aux mots, Sensibles
      Au sens,
      C'est forcément
      Avoir les yeux un peu humides aussi.
      C'est sourire d'avoir vu,
      bel et bien vu,
      un estival kolibri,
      un léger battement d'ailes et d'espoir,
      un touchant cœur
      d'oiseau, cœur
      sensible, cœur
      sensé.
      Merci.

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  6. Merci Cel, pour ce bel article ! Simplicité est un mot qui me parle énormément et surtout qui m'accompagne depuis un certain temps. C'est sûr que je penserai à toi les prochaines fois !

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    1. C'est adorable Déborah! Merci beaucoup! :-)

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  7. Magnifique article encore une fois! Un bel éloge à la simplicité....
    Pour ma part, j'essaye de simplifier les choses dans ma vie, mais j'avoue que j'ai du mal à y arriver.... Pour ce qui est des vêtements, c'est encore en cours...mais j'ai fait quand même un grand tri dont je suis fière ! Pour les petites choses matérielles qu'on accumule à droite et à gauche, il faudrait que je prenne le temps de me poser pour jeter toutes ces petites choses qui finalement m'encombrent la vue et donc l'esprit. Mais du coup mon plus gros problème est d'arriver à me poser... à m'accorder un moment pour ne rien faire, ça je ne sais pas faire !
    Le yoga m'aide beaucoup ... Mais j'ai encore plein de démons qui me compliquent la vie que je n'ai pas encore réussi à vaincre... ou encore des réalités que je n'ai pas encore acceptées... Mais tout cela viendra et alors ce sera plus simple ;)
    Je t'embrasse... tout simplement... et te dit à très bientôt car il est certain que je penserai à toi dans les jours à venir.

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    1. Merci pour tes gentils compliments, Chrystel! Tu es adorable d'assiduité et de gentillesse, et tes mots prouvent combien tu as compris mon questionnement...
      Je te souhaite de trouver le calme et la paix avec ces "démons", de prendre le temps qui t'est nécessaire pour t'alléger et te sentir bien. Je suis très touchée à l'idée que tu puisses garder dans un coin de ta tête mes petites questions... Je te souhaite une très belle, très douce soirée. Pleine de choses simples. :-) Le bonheur n'est pas compliqué... Plein de bises, Chrystel!

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  8. Très jolie cette petite bannière, aussi délicate que l'image que tu renvoies :-)
    La "simplicité" est le it-talk de 2014 visiblement, tout comme le minimalisme (enfin les deux choses vont ensemble...)
    Je pense que tout le monde en parle et s'interroge car on commence à saturer de la surinformation ( "l'infobésité" :) ) du sur-consumérisme et de toutes ces choses là, mais j'ai bien peur qu'il soit dans la nature de l'homme de vouloir toujours posséder plus...
    Et que la simplicité soit donc un effet de mode temporaire qui suit la lignée de l'objectif bien-etre très à la mode ces dernières années.
    Après, vivre avec le strict minimum fait rêver, on doit se sentir tellement plus léger et tellement moins dépendant de tout ce qui est matériel. Je l'ai fait pour les habits et j'en suis très contente, mais je n'ai pas réussi à l'appliquer aux autres aspects de ma vie pour l'instant.

    Toi tu renvoies déjà l'image d'un tel mode de vie car tu sembles apprécier chaque petit moment de ta vie, chaque petite chose qui t'entoure...réussir à être serein comme ça, j'imagine que c'est ça le retour à l'essentiel et donc la simplicité...

    Désolée pour ce pavé...c'est un sujet passionnant. Merci d'y avoir donné du temps et de l'intérêt !

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    1. J'ai été réellement touchée de ta visite, Sophain. Je ressens une gratitude vraiment immense à chaque nouveau commentaire, surtout lorsqu'il est aussi bien pensé et bien écrit que celui-là...
      Tu as tellement compris mon point de vue! Je crois que la simplicité matérielle est une première étape, mais qu'elle ne suffit pas, ou en tout cas, que notre réflexion ne doit pas s'en contenter. Je ne sais pas du tout si je mérite tous ces compliments. Je crois juste, effectivement, que chaque détail du quotidien peut donner lieu à un vrai enthousiasme qui est la clé d'un sourire constant. Du vrai bonheur, je ne sais pas...Peut-être, finalement!
      Encore une fois, j'ai goûté chacun de tes mots avec un réel plaisir. Je suis flattée d'avoir de tels lecteurs...

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  9. Quel joli billet... et si apaisant !
    Depuis quelques temps (pour être exacte juste avant la publication du billet d'Ophélie sur son challenge du dressing !! drôle de coïncidence pour moi...et motivant surtout) je "me" vide du superflu. A quoi bon s'encombrer de choses qui nous encombrent nous-même... ?
    Je vide mes placards petit à petit (et d'ailleurs c'est plutôt une très bonne chose puisqu'à vendre ce trop-plein, j'ai presque tous les sous nécessaires pour mon voyage à Londres de cet été avec ma sœur :-) ).
    Et au-delà du matériel... c'est peut-être bien ça l'essentiel, non ?
    Quand tu parles de ce "fameux" concours, tu me replonges dans un "certain" passé... qui je dois bien l'avouer m'a embrumé l'esprit.
    Après avoir raté ce concours (2 fois en plus !), j'avais cette pression négative dans ma tête qui me bloquait... Un jour ma chef de service (de mon boulot de "ma nouvelle vie") m'a dit que c'était très palpable que je n'avais pas fait le deuil de ce concours. Et là ça a fait écho en moi.
    Pourquoi me figer à ce point sur le passé. Oui du passé, alors qu'aujourd'hui j'étais heureuse. Ce concours m'aurait-il apporté plus ? Nul le sait...
    Bien-sur, l'écrire semble si simple...
    Bon je m'arrête là... pour un billet sur la simplicité, tu nous inspires beaucoup à voir tous les comms plus haut ;-)
    Belle journée Cél... et ce soir à mon retour à la maison, je vide mon sac !!! ;-)
    A bientôt

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    1. C'est adorable, Anna! Je suis toute rouge, et je me cacherais bien derrière mon sac à main s'il n'était pas si petit, à lire tous ces gentils mots!
      Merci, sincèrement, pour ce que tu partages.
      L'échec à un concours, je connais cette sensation, et je ressens une réelle empathie pour tout ceux qui continuent leur chemin avec ce passé-là. Un philosophe disait que la vie n'est finalement qu'une suite de deuils, je trouve l'idée assez triste, et en même temps, je la comprends bien : il faut sans cesse aller de l'avant en faisant le deuil de ce que nous n'avons pas réussi, des sentiers que nous n'avons pas choisis, des moments que nous avons vécus et que, pour une raison ou une autre, nous ne vivrons plus. Mais ces deuils ne doivent pas être tristes...Je crois qu'il faut juste se rappeler le fait que nous en vivons tous, qu'ils sont les petites musiques de nos passés et des sillages de nos vies, qui s'éteignent doucement pour laisser place à d'autres musiques, d'autres chansons. Je te souhaite de faire ce deuil le plus sereinement, le plus joyeusement du monde. Je devine ton esprit assez fort, assez souriant, assez subtil pour le faire...
      Je t'embrasse et... te souhaite un merveilleux voyage à Londres, alors! C'est une ville magique! Y es-tu déjà allée?
      A très vite Anna!

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  10. J'ai passé ma soirée, depuis que je suis rentrée de l'école, allongée sur la canapé, à lire, finir mon roman que j'avais commencé au mois d'avril et que je n'avais pas pris le temps de lire jusque là... J'ai laissé Romain faire la vaisselle et à manger. Puis j'ai lu ton article, ton très bel article. Je m'y suis retrouvée, beaucoup, j'ai fait un retour sur ma soirée, et je me suis dit que, pour le coup, elle était parfaitement en accord avec ton article, et avec ce que je rêvais de faire depuis des mois : m'allonger 2 heures sur un canapé, avec un livre. Et j'ai adoré ma soirée! Simplicité par excellence pour moi, pas de course ou de frénésie parisienne dont il est difficile de se détacher, juste se retrouver seule :) Ça fait du bien cette simplicité!
    Je me dis maintenant, ayant si grandement apprécié ce moment, je pense que c'est en partie de part sa rareté que je l'ai autant savouré... Si la simplicité est quelque chose de précieux et qu'on doit continuer à toucher du doigt, n'est ce pas justement parce que nos vies ne sont pas simples? Est-ce qu'on l'apprécierait autant si elle était constante?
    Mon curseur est comme le tien, vacillant ;)
    Merci en tous cas pour cet article dans lequel je me suis beaucoup reconnue (je radote ;))
    Et bravo pour ta passion de la transmission, j'essaye souvent de me dire la même chose, que quelques bribes de les paroles resteront forcément, un peu comme les quelques flocons de fleurs de souhait qui s'accrochent aux habits et ne suivent pas leurs copains dans le vent :) Il faut bien ça pour ne pas désespérer ^^
    Passe une très bonne soirée! Des bisous!

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    1. Toi alors, toi alors!!! Je n'en reviens pas, Typhaine, tu me dis que tu laisses un commentaire tout petit et simple, mais c'est peut-être le plus beau des commentaires que j'ai pu lire ici! Tu es quelqu'un d'incroyable : je connaissais (un peu) tes talents de cuisinière, et là je découvre que tu es en plus une merveilleuse penseuse pleine de subtilité et de poésie! J'en suis toute retournée, il va me falloir toutes les recettes de 100 % végétal pour me remettre! :-))
      J'adore ton idée selon laquelle, pour vraiment apprécier la simplicité, peut-être faut-il qu'elle reste rare. Comme une détox du cerveau. Pas une ascèse quotidienne, mais un mode "pause" qui permet de reprendre son souffle et de se rappeler où est l'essentiel, où est le superflu.
      Ta soirée-livre...j'en rêve... Mais dis-moi, de quel livre? (Fais-nous encore plus rêver! ;-))
      J'adore aussi l'image des petits flocons de fleurs de souhait... Et les copains "dans le vent", c'est si juste et si joli! Ce soir, je me dirai qu'il reste quelques unes de mes fleurs sur les pulls des petites crapules qui me fatiguent et que j'aime (ah, ce paradoxe!), et je fermerai les yeux en imaginant l'odeur des pétales qui ne fanent pas...
      Belle journée, et bonne soirée avec ton livre (peut-être l'as-tu fini depuis ton commentaire?...) et...
      Merci à Romain pour la vaisselle! :-)

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    2. Grrrr maudit ordinateur je n'avais jamais vu ta réponse! :( Je viens de la trouver en me disant que peut-être tu avais répondu mais que je ne l'avais pas vu! Et oui!
      Le livre que je lisais était Plonger, d'Ono Dit Bio, très beau livre, qui m'a fait rêver et qui m'a aussi chamboulée un peu. Un livre comme j'aime quoi ;)
      Merci pour ta gentille réponse!
      Et par rapport à la simplicité et au temps qui passe, même si les vacances sont là, je continue de passer mes journées à courir partout, à ne pas "avoir le temps" de tout faire! ^^ Je crois que j'aime ça en fait! Et pourtant chaque jour je me dis "aller cet aprem je ne fais rien, je me cale dans le canap avec mon livre!" (un nouveau du coup, Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce, de Lola Lafon), mais je n'y arrive pas! Ahah! Aller, demain aprem... Lecture! :p
      J'espère que tu profites bien de tes vacances! Dommage que nous n'ayons pas pu nous croiser durant ton passage à Paris!
      C'est chouette que ton blog ne soit pas en vacances lui en tous cas! ;) Même si je ne laisse pas de commentaires j'essaye de lire tous tes articles et ils sont tous très beaux!
      Bizbiz!!!

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  11. Je me pose souvent cette question aussi : ce que je fais est-il simple ? Suis-je assez simple ? N'en fais-je pas de trop ? C'est sûr, quand je me compare à certaines personnes du lycée, je suis un peu simplette, un peu trop peut être. Je ne cherche pas à avoir la plus grande penderie, mais, au contraire, à la réduire. Je ne fais pas la course aux notes, je n'ai pas une trousse pleine à craquer de crayons, comme je n'accumule pas le nombre d'amis sur Facebook ou de contacts sur mon portable. Mais je me trouve quand même un peu trop compliquée, je n'ose pas jeter les babioles dont je ne me sers plus, car chacune à une histoire propre que j'affectionne. Je garde parfois les choses qui me font du mal, comme le pantalon déchiré par une chute de ma grand mère qu'on avait gardé pour le raccommoder, chute par laquelle on a découvert sa tumeur au cerveau. Ce pantalon a son histoire aussi, une histoire qui m'a transformée mais qui me fait mal.
    Et je me pose également de plus en plus de questions sur mon choix de prépa : est-il vraiment utile de demander une grande prépa ? Les profs sont peut être plus investis, mais je n'en sais rien du tout, et les élèves ? Est ce que je vais pouvoir me retrouver là-dedans, moi qui suis habituée à mon lycée tranquille, à ma ville tranquille, et surtout à ma campagne plus que paisible ? On a besoin de diplômes pour travailler, et c'est quand même ce à quoi j'aspire (pour l'instant ! ), mais est-il vraiment besoin de payer une petite fortune pour aller à la meilleure prépa, prépa dans laquelle je ne suis vraiment pas sûre de m'y plaire ? Une farandole de diplômes ne m'est pas nécessaire, je pense, et ce n'est pas ce que je souhaite. Mais même sans, mon avenir restera-t-il simple, ne vais-je pas être influencée par les autres, vais-je réussir à trouver un équilibre, une vie qui me plaît ? J'essaye d'approcher la simplicité aujourd'hui, mais je ne sais pas de quoi demain sera fait, et j'ai peur de m'éloigner petit à petit de cette simplicité chère à mes yeux. En fait, je crois que j'appréhende plus ma future approche de la simplicité que j'essaye d'approcher ma simplicité d'aujourd'hui. J'essaye d'être bien dans mon corps (ce qui est parfois un peu dur pour moi), j'essaye d'avoir un mode de vie le plus respectueux des autres et de moi même possible, j'essaye de trouver une "paix intérieure", un équilibre entre les autres, les choses et moi-même qui me convient. Merci pour cet article, merveilleuse Cél, il est très inspirant et me fait beaucoup réfléchir. (et je suis désolée pour le pavé que je viens d’écrire ! )

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    1. Ce "pavé", ne t'en excuse pas, j'adoooooore les commentaires qui prennent le temps, justement... Et surtout lorsqu'ils sont si riches! Merci mille fois, Gaëlle, comment te dire à quel point tu me touches, pfffff, je n'ai plus de mots, moi! ;-)
      Bon, je crois que tout ce que tu dis éveille plein de choses en moi. (à mon tour de trouver des échos...) La course au diplôme et à la réussite que l'on nous impose... La vie en prépa... Les doutes sur le métier... J'ai un parcours dix fois moins brillant que le tien. Et un littéraire, en plus, donc très différent. Pourtant, je serais vraiment heureuse d'en parler plus longuement avec toi, ailleurs qu'ici, par mail, ou même en vrai.
      Pour faire court, et pour répondre quand même à ces mots qui sont des petits battement d'ailes graciles et précieux, que pourrais-je dire...
      Peut-être que tu n'as pas à t'inquiéter. Pour toi, pour l'avenir. Il sera forcément lumineux parce que... TU AURAS TOUJOURS TON MOT A DIRE. Tu ne t'engages pas dans la légion étrangère pour 15 ans. Tu fais des choix et tu suis des itinéraires professionnels qui t'effraient, mais je connais trop bien cette sensation de devoir s'engager en oubliant que l'on pourra à tout moment se rétracter, à tout moment virer de cap. Je connais des gens très très bien qui l'ont fait... Durant leur première année... La suite de leurs études, même, recommençant tout depuis le début, dans un ailleurs qui leur plaisait davantage... Et même après, lors de leur vie professionnelle! Dis-toi bien que, quoi que tu choisisses aujourd'hui, tu seras libre de changer, tu es en train de hisser une voile mais c'est toi seule qui tiendra la barre, et tu iras où tu veux. Cette liberté, elle ne doit pas t'affoler, au contraire. Elle doit te rassurer. Tu es libre, tu seras libre, de choisir ton horizon, de faire ce qui te semble bon. En toute simplicité. Ce qui correspondra à tes valeurs et à tes forces, ce qui t'aidera à laisser s'épanouir totalement la petite merveille que tu es.
      Voilà ce que je pourrais dire, brièvement, maladroitement, dans un premier temps... Pour la suite... Nous verrons? <3
      Merci encore de tes mots si touchants, Gaëlle...
      A très vite douce petite Gaëlle.

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  12. Un vaste sujet qui donne à réfléchir, à se poser et à faire un peu le point !! depuis quelques temps, j'ai changé ma façon d'aborder les gens, les choses, j'ai fait du tri ... Je vais à l'essentiel, je ne veux plus me "polluer" avec des discussions stériles, avec des gens obtus qui te jugent par ce que tu manges des "trucs" bizarres !! j'ai fait le tri dans mes placards, je suis plus attentive à mes achats et aux valeurs que je veux transmettre à mes enfants..Ils apprécient le fait maison et les produits plus sains !!
    La simplicité...un beau sujet dans ce monde speed, égoïste et matérialiste ...j'ai pensé à tout ça hier en ramassant les premières framboises et les cassis avec le gazouillis des oiseaux..Un vrai moment de bonheur, je ne veux plus qu'on m'impose des choses, je fais des choix, je ne veux pas devenir "sectaire" et affirmer que ce que je fais est mieux mais ça me convient !!
    Je me sens mieux même s'il subsiste quelques questions et qu'il faudra chercher des réponses en échangeant, en s'informant ..bref il y a encore du travail mais ça fait avancer.
    Merci pour ce partage et ces échanges virtuels enrichissant..Bonne journée et profitez de l'instant présent, il est précieux !!

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    1. Merci mille fois pour ce partage Valérie! Bravo pour ta quête de simplicité, tu sembles trouver une telle harmonie dans ton rythme et dans tes pensées... Et, oh, les framboises et les cassis, miam miam miam!!!
      Merci pour ton conseil, oui, l'instant présent... Cueillons, après les framboises, le jour... ;-) A très bientôt Valérie!

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  13. bonjour Cel,

    Merci pour ce bel article très inspirant.

    J'ai entamé un petit bout de chemin vers la simplicité depuis quelques temps et ça me fait beaucoup de bien.
    Evidemment j'ai commencé par le côté matériel. C'est le plus simple et le plus évident. On a vidé nombre de pièces, étagères et placards. On a donné beaucoup de choses, vendu d'autres, jeter très peu. D'ailleurs j'ai encore 2 cartons d'affaires en attente de gens intéressés.^^
    Pourtant quand je regarde la maison, j'ai le sentiment qu'il y en a encore beaucoup trop. Si ça ne tenait qu'à moi, je referais un (très) grand tri pour épurer encore et retrouver de l'espace. Comme je suis avec monsieur chéri, c'est délicat. Pour lui, on a fini. ;-)

    Ce que tu dis sur la simplicité de nos journées m'interpelle. Pour ce qui est de mes activités loisirs, je ne me verrais pas ralentir. Le sport m'apporte énormement par exemple. J'adore cultiver mon potager (et me battre contre les limaces :p) et les livres sont un bonheur de tous les jours. Encore que, pour les livres, j'ai fini par m'inscrire à la bibliothèque pour cesser de remplir la mienne!
    Par contre, je me pose la question de la simplicité de mon métier. Ces trois derniers jours, j'étais en séminaire avec tous les autres chimistes du groupe (je suis chimiste bouuuuuh) et lors de la présentation du président, je me suis vraiment demandé ce que je faisais là. Ce qu'il disait étant juste tellement à l'opposé des valeurs que je défend! Mais si je démissionne, je fais quoi? Et comment je paye mes factures? Comment on fait pour se recycler? J'en parlais dernièrement sur instagram, je suis un peu perdue. :-) Mais je sens que j'aspire à un métier plus simple, plus "vraie" et utile aux autres.
    J'aspire à des journées où je pourrais aider les autres, profiter de la lumière du jour en hiver, prendre le temps de vivre et ne plus donner des heures de ma vie pour payer mon loyer. Et en même temps, je veux voyager loin (pas vraiment simplicité ça). Voilà, en ce moment, je doute beaucoup et ton article y fait écho.

    Je viens de t'écrire un roman.^^

    Bonne journée Cel.

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    1. Aïe aïe, une chimiste! :-)) Mais... c'est sûrement un très beau métier quand même, dis-moi! Je t'avoue qu'il est à mille lieux de mon quotidien, mais j'imagine que cela doit être enrichissant... Cela dit, je peux très bien comprendre également que tu hésites à t'en séparer! ;-)
      Ah là là, douter d'une réorientation professionnelle est un dilemme compliqué. Je serais bien mal placée et bien présomptueuse de te donner des conseils. Je crois simplement... qu'il faut que tu t'écoutes. Que tu listes les arguments qui te feraient conserver ton métier, et ceux qui te feraient partir vers d'autres horizons. Tu peux aussi, assez simplement, dresser un tableau que tu remplis : "j'ai peur de changer de métier parce que", "j'ai envie de changer parce que" / "J'ai peur de garder ce métier parce que"/ "j'ai envie de le garder parce que". Et tu verras vite ce que tu juges important... Ce qui te semble essentiel... Fais toi confiance, crois en ta petite flamme intérieure qui saura te souffler le bon chemin à emprunter.
      Et n'aie pas peur... Quoi que tu décides, il y aura tellement d'avantages! Regarde-les avec le sourire.
      Quant au voyage, je crois au contraire qu'il s'inscrit dans la simplicité! Je ne suis pas une grande Marco Polo, mais j'adore voyager, oh, souvent pas très loin... Et alors, on se rappelle tellement ce qui compte pour nous! On distingue tellement plus facilement ce qui a de l'importance dans notre vie de ce qui en a moins!
      Je te souhaite plein plein de voyages. Plein plein de bonheur. Je n'ai aucun doutes là-dessus.
      Merci pour ton roman, Gwendoline, tu es adorable.

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    2. Et oui... Une chimiste! Fuyez! ;-)
      Je formule des produits alimentaires et eau potable en plus! Bon en vrai, je me dis que c'est pas plus mal que j'y sois, je peux vérifier que personne ne prend des petites libertés avec les produits autorisés ou non!

      C'est une bonne idée les listes de pour et contre. J'y pensais. Mais comme j'ai un peu peur de ce que je vais y mettre si je suis honnête, je ne me suis pas encore lançée. Je vais finir par le faire :-)

      Dans les voyages, ce qui me fait un peu culpabiliser, ce sont les transports. Surtout l'avion en fait. Mais en même temps, j'ai envie de voir le monde! Dilemne!

      Merci pour tes doux mots Cel. Ils me font chaud au coeur.

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    3. C'est vrai que l'avion est aussi une source de débats, je suis un peu comme toi... Puis j'ai fini par lâcher prise à ce sujet (enfin j'essaie), en me disant que je ne le prenais que rarement et pour des petits trajets, et que je ne consommais pas grand chose au quotidien qui nécessitât un transport aérien... C'est peut-être un raisonnement naïf, mais il me permet de voyager l'esprit léger!
      Pour la liste... Je t'assure que cela fait beaucoup de bien et permet d'y voir plus clair. Prends ton temps pour la faire, et décore-là, fais quelque chose de joli, d'illustré, que tu regarderas l'espace de plusieurs jours, que tu complèteras. C'est bête mais cela permet vraiment d'avoir le cœur serein et les idées claires!
      J'espère que tu trouveras le sentier qui te convient à toi, seulement toi, pas celui qu'on a tracé pour toi. Je t'embrasse très fort!
      Oh et merci pour l'eau potable alors! Je ne pensais pas dire cela à quelqu'un un jour et cela me fait beaucoup rire :-)) Bises Gwendoline!

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    4. Haha de rien! C'est en partie grâce à moi que l'eau arrive à ton robinet! ;-)
      Bises Cel

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  14. Je crois que mon commentaire s'est effacé avant que je l'envoi alors je recommence... Du coup pour te répondre je suis une formation de naturopathe(à mi-temps, majoritairement le week end et quelques semaines par ci par la ce qui me permet de m'occuper de ma fille un maximum:-) ). Je travaillais avant ça dans le secteur bancaire...loin de mes aspiration, très loin!! Puis j'ai fini par me dire que je ne pourrais vraiment pas faire ça toute ma vie que je ne m'y retrouvait pas et que ça ne me ressemblait vraiment pas. Et j'ai eu envie pour une fois de faire quelque chose pour moi, pour les autres, pour ma fille, pour lui transmettre des valeurs qui me semblent importantes, pour m'occuper d'elle un maximum, réellement, pas uniquement en ramenant un salaire qui me permette de lui offrir une vie convenable... Je me suis posée beaucoups de questions notamment sur ce qui est important pour elle, pour son devellopement, pour qu'elle soit bien et je me suis dit qu'elle avait plus besoin d'une maman présente, heureuse, apaise, à ses côtés, que stressé, pressé, angoissé...
    Du coup moi qui avait attendu la situation idéale pour avoir un enfant j'ai tout remis en question si rapidemment, à croire qu'elle m'a poussé vers ce choix, dans mon ventre, qui sait...
    Bref tout ça pour dire que je suis aujourd'hui tellement heureuse de me diriger dans ce sens, vers un métier qui a du sens, tourné vers les autres et la transmission de valeurs qui me sont chères, je ne sait pas si c'est la simplicité, mais moi, ça me rend heureuse:-)
    Une bonne soirée à toi....

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    1. Ah ah, de la banque à la naturopathie, il n'y a qu'un pas, tu le prouves! Je suis sincèrement heureuse pour toi, Cécile, et je t'imagine, avec ta petite belette, prendre le temps de vivre et te consacrer à l'apprentissage d'un métier que j'admire et affectionne tout particulièrement.
      Tu as tellement trouvé l'harmonie sur ce chemin que cette "simplicité" que tu t'es créée est juste à ta taille, elle tombe parfaitement sur toi, comme un robe sur-mesure! Tes mots sont très beaux et très touchants, merci douce Cécile!
      Plein de bisous à toi... et à ta fille, qui a bien de la chance... ;-)

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  15. Merci pour cet article, de cette douceur et de cette précision, fruit de compassion pour soi et les autres !
    J'essaie moi aussi d'aller vers plus de simplicité, traduction personnelle : d'aller vers l'essentiel.
    Cela passe par le choix d'un changement professionnel radical, quittant comme Cécile le domaine bancaire (bravo et bonne chance Cécile !) pour celui de l'art. Ne me retrouvant plus du tout dans ce que je fais tous les jours, ni dans ce que j'écoute en réunions ... faits et propos diamétralement opposés à mes convictions profondes. Il est temps, et grand temps, de prendre soin de ma santé physique et morale; alors les économies vont servir, l'accumulation matérielle des années passées hors simplicité (!) va permettre d'avoir ce que beaucoup jugeraient comme très agréable et finalement cela sera le terreau d'un renouveau.
    La simplicité n'est pas pour autant l'ascèse et le dénuement, peut-être n'est-ce finalement que la volonté très personnelle, très propre à chacun, de ce qui est foncièrement nécessaire, ni plus ni moins, essentiel à une vie en phase avec soi-même et ouvert aux autres, à l'échange.
    Merci encore pour toutes les réflexions ici déroulées, elles ouvrent tant de pistes !

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    1. Merci pour ces très jolies réflexions, Isabelle! Bravo, une réorientation professionnelle n'est jamais simple, et le confort d'un métier que l'on quitte est difficile à délaisser... Cette résolution a dû te donner pas mal de nuits blanches! Mais les couleurs de l'Art que tu rejoins (dans quel secteur, d'ailleurs? Un musée? Un conservatoire? ... Oh, tu as tellement de chance!) ont dû rapidement te conforter dans ta belle décision! Tu peux être fière de l'harmonie avec tes convictions que tu sembles avoir trouvée...
      Je suis totalement d'accord avec ton idée selon laquelle la simplicité n'est pas (ou pas vraiment, ou pas seulement, ou pas pour tout le monde) l'ascèse, le dénuement, encore moins la privation. Ce juste milieu dont tu parles, c'est bien le curseur à trouver, à placer, là où chacun le souhaite, le sent... Cette interrogation est riche de promesses, et encourage, effectivement, à se demander comment simplifier non seulement sa vie mais celle des autres. Donner de son temps et de sa personne en restant simple, c'est un beau défi... Merci à toi pour les pistes que tu donnes à ton tour!
      Je suis vraiment touchée de tes mots. Ils m'encouragent et me font rêver, j'ai l'impression de recevoir une bribe de ton univers que j'imagine très lumineux!
      A bientôt!

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    2. Oui, les nuits blanches ont été nombreuses !
      Reconnaître que ma santé a été dégradée par mon métier, donc par moi même puisque j'ai choisi ce métier, a été difficile; c'est admettre des erreurs comme celle-là qui m'a fait prendre conscience de me recentrer, de reprendre pied en simplicité, d'arrêter cette spirale du toujours plus n'importe comment et surtout de ne plus répondre à contre coeur, à contre corps, à cette volonté extérieure d'alimentation d'une machine infernale, cette machine qui ne respecte pas l'Humain.
      L'Art vers lequel je m'oriente est celui des lettres et manuscrits, de l'Histoire et des témoignages des Hommes et des Femmes qui l'ont faite et qui nous laissent entrevoir leur personnalité, leurs devoirs, leurs engagements à travers leurs écrits; il est très émouvant de découvrir ces témoignages.

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    3. Oh, comme c'est intéressant! Toucher les manuscrits est un de mes plus grands plaisirs.
      Oui, reconnaître ses erreurs est si douloureux, et, dans le même temps, si gratifiant, puisque c'est aller encore plus haut... C'est montrer que l'on possède la force de l'auto-analyse, l'intelligence de l'auto-perspicacité... C'est être assez indulgent pour se pardonner à soi-même, aussi... Tu as dû en sortir tellement grande, tellement enrichie! Décidément, tu as toute mon admiration...
      Ma jalousie aussi, parce que ton nouveau travail fait vraiment rêver!
      Merci infiniment de tes mots. De ton regard anthropologue.
      Et, cette machine infernale... Nous sommes d'accord, coupons son moteur! Ou oublions-le, tout du moins... Pour regarder ceux qui se déplacent sans moteur mais avec cœur!

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  16. Encore une fois tes mots font mouche Cél :-)
    Simplicité, essentiel, superflu : une sacrée trilogie...
    Pour ma part je crois que j'ai des "accès" de simplicité ;-) Et des rechutes de "complexité intense" !
    Ce qui s'ajoute à toutes mes autres contradictions... Je suis "noir et blanc", "rose et gris", au gré de mon humeur, de la météo, des Screugneugneux divers, ou des petits bonheurs...
    Malgré tout, les années aidant, je vais vers plus de simplicité en général, tout "simplement" car plus j'avance, plus c'est simple dans ma tête. Je fais le tri des parasites qui encombrent l'esprit, à défaut de faire le tri des parasites matériels ;-)
    C'est sans doute pour cela que les personnes âgées sont qualifiées de "Sages" dans de nombreuses cultures : elles ont appris où se situe l'essentiel, en atteignant une sorte de "simplicité" ultime. Sagesse et simplicité vont de paire je pense.
    On dira que je suis à la moitié du chemin ;-)
    Plein de bisous Cél <3

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    1. Merci de ce beau commentaire, douce Britt! Ah ah, je t'imagine, toute rayonnante, ou toute grognonne, toute souriante et sifflotante, ou toute soucieuse... Toutes ces facettes sont toi, sans doute, ne les change pas! Quant à ton évolution vers la simplicité, oui, je crois que je conçois volontiers que le temps aide à y voir clair, à mesurer ce qui est essentiel, vraiment, et ce qui est dérisoire. En tout cas, tu es loin d'être vieille, et pourtant déjà si sage! ;-) Merci pour tous tes soleils, Britt, ils me réchauffent le cœur!

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