dimanche 18 mai 2014

En poudre


Aujourd'hui, j'ai envie de vous raconter une histoire...





{Que boit-on dans un café italien?...}


Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de l'Orzo.

Dit comme cela, on pourrait croire qu'il s'agit d'un petit personnage tiré d'un dessin animé, ou d'une inventive et ronde formule magique, ou d'une clé pour se rendre dans un royaume tout plein d'"or". Amène moi l'Orzo, j'ai envie de m'enfuir dans la pampa dorée, dans des champs de blé balayés par la brise chargée de pépites, caressés par les rayons précieux du soleil couchant.
Non non non, l'Orzo, c'est...une boisson.
Peut-être dis-je des grandes banalités pour beaucoup. Dans ce cas-là, sautez l'introduction, espèces de connaisseurs. Les autres, ouvrez vos écoutilles, parce que l'Orzo, eh bien, c'est délicieux. D'abord, quand je le bois, je ne peux pas m'empêcher de penser à mon papa qui nous appelait "bande de zozos". (Bon, arrête de radoter, ma vieille, et parle un peu de l'orzozo.)

En Italie, lorsque l'on s'assoit à un café, on a le choix entre plusieurs boissons très banales, internationales. Coca, Fanta, et tous leurs amis (qui ne sont pas vraiment les miens, vous l'aurez deviné.) Il y a aussi les alcools locaux...(Essayez un verre de Prosecco à Venise, juste un verre, c'est si doux, si bon...) Et puis, il y a le café, bien-sûr. Pour les non-initiés, le café italien, c'est quelque chose. Il faut le goûter au moins une fois dans sa vie, c'est une institution d'abord, et puis...c'est un rituel qui me fait tellement rire! Déjà, ce n'est pas un truc pour gonzesses. Autant vous le dire tout de suite : si vous n'aimez pas l'expresso, le café italien risque d'avoir du mal à passer. Oui, il tient en une seule gorgée. Peut-être deux. Et il est...plus que fort. Plus que serré. Et encore, il existe aussi le "cafe ristretto", le café serré, je n'en ai jamais pris, mais je me demande bien ce qu'il reste à boire, à part la fève dans une goutte d'eau. On peut aussi demander un lungho, (allongé), qui, par équivalence, ressemble à notre expresso. Mais pour faire honneur à la culture locale, et parce que j'ai un malin plaisir à essayer de m'adapter à la consommation du pays dans lequel je me trouve, toute exotique qu'elle fût, j'ai souvent demandé un café, normal, pur italien. Il est donc servi dans une minuscule tasse, qu'il ne remplit qu'à moitié, avec deux sachets de sucre. Les Italiens mettent plus de sucre que de café dans la tasse, (surtout les femmes, j'ai l'impression), et je passe toujours pour une warrior à ne rien sucrer du tout, grazie mille. Il est très rarement accompagné d'un petit gâteau ou d'un chocolat comme en France, on ne s'encombre pas de cela, malheureux. On porte la tasse à ses lèvres, on avale LA gorgée, et on recommence à parler avec ses mains. Pour ma part, avant de recommencer à parler, j'avais toujours une belle grimace, voire une petite quinte de toux, ou le besoin de boire, en riant, un verre d'eau pour faire passer mon acte d'immersion dans le pays que j'aime. Mon café en Italie est un peu ma gorgée de cervelle aztèque dans un temple péruvien. (J'exagère, parce que quand même, bien que je n'aie jamais eu la chance de goûter de la cervelle aztèque, je pense que le café italien est meilleur. )


OU bien... il y a... l'Orzo. Aucun italien ne vous proposera de "déca" (faut pas délirer non plus, es-tu fou, le café c'est le café, un italien buvant un déca serait un français mangeant un fromage défromagé.)
Mais l'Orzo est un café d'orge. L'orge est une céréale qui, comme la chicorée ou l'épeautre, peut servir de succédané de café. L'Orzo n'a pas un goût de chicorée, il est assez difficile à décrire : on sent un saveur légère, suave, un peu amère mais très douce, et l'ensemble constitue une boisson réconfortante et légère en même temps.
A la suite de mon premier voyage en Italie, j'ai cherché à en trouver en France, parce que le goût m'avait plu, et parce que cela constituait une solution naturelle, équilibrée, facile pour déguster une boisson chaude reconstituante sans boire trop de caféine. Sauf que...introuvable. (Esteban, Zia, Tao les cités d'Or(zo) perdues.) Dans les magasins bio, on peut trouver du café d'épeautre, soluble, un peu fade ; de la chicorée, ou, au mieux, d'un mélange de céréales mais jamais d'Orzo pur. Et ce qui est drôle; c'est que personne ne connaît ici cette boisson tellement commune au-delà des alpes!
J'en viens à mon histoire. 


{Mon histoire, en poudre, non-soluble..}

 



 

Elle a pour cadre la jolie ville de Florence

Dorian et moi venions de prendre un drôle de déjeuner dans un café qui n'en était pas vraiment un. Il est tenu par une vieille dame qui fait des petits plats totalement bios, qui vit seule apparemment, et qui propose simplement quelques parts de grands classiques rapides (un cake, un gâteau à la tomate, une tarte au riz...) qu'elle fait elle-même au jour le jour, juste servis dans ses propres assiettes, avec un grand verre de lait entier bio dont elle est très fière et qui fait toute sa réputation. Il n 'y avait personne d'autre que nous dans son curieux magasin qui regroupait trois tables dans quelques mètres carrés, et un comptoir sur lequel il y avait des petits pains aux pommes et des généreuses parts de flan au chocolat.
Pour finir ce curieux repas où nous nous sentions un peu observés et au cours duquel nous nous sommes dit que de telles expériences nous laisseraient des souvenirs, mon amoureux demanda donc un fameux lait entier saupoudré de cannelle (et avec une grosse couche de mousse de lait sur le dessus...) et, pour ma part, je demandai un Orzo, qui figurait griffonné en majuscules sur son ardoise à craie. Elle m'expliqua dans un italien un peu rapide pour mes pauvres notions qu'elle devait repartir dans sa cuisine pour me le préparer. Je m'interrogeai un peu mais attendis ma petite boisson pleine d'une confiance dont je me départis rarement.
Quelques minutes après, revoilà notre petite mamie italienne, le dos vouté dans sa vieille robe, qui m'apporte une grande tasse pleine d'un beau liquide noir fumant. Je le goûte....Il s'agissait du meilleur Orzo qu'il m'ait été donné de déguster, toute zozo que je suis. Vraiment, délicieux, plein de goût, presque fort dans sa douceur : si cet oxymore pouvait avoir un sens, je vous assure qu'il conviendrait parfaitement à ce délice. Ni une, ni deux, intrépide, telle Alexandre à la conquête de l'Orient, j'attrape le regard de notre mamma au vol, et je lui demande, dans mon italien maladroit, comment elle l'a fait, parce qu'il est bon. Quelle ne fut pas ma surprise de la voir s'énerver (et une vieille florentine qui s'énerve, c'est un peu effrayant, je vous le garantis pour tout l'or(zo) du monde), et me questionner dans un italien de plus en plus rapide, me dire "comment ça, comment j'ai fait, hè, (les italiens ont ce tic charmant de dire un hè, bref, fort, venant de la gorge, ce qui me fait beaucoup rire, si tant est que la circonstance me le permît, ce qui n'était pas le cas), "comme on le fait d'habitude, comme l'Orzo se fait, quelle question", et plein d'autres choses que je ne comprenais pas. En tout cas, je sentais qu'elle me prenait pour la dernière des demeurées, qu'elle me le signifiait bien, et qu'elle se disait que c'était bien la première et la dernière fois qu'elle laissait entrer chez elle une touriste imbécile qui lui demandait comment on presse une orange. 

J'essaie de m'expliquer, de lui dire (entre deux hè) qu'en France il n'y a pas d'Orzo. Elle ne semble pas trop écouter, continue à dire en italien et en haussant les épaules "comment j'ai fait, pff, comment j'ai fait, quelle question", et quitte la salle.
Alors que j'espère ne pas l'avoir vexée...la revoilà. Deuxième acte.

{Acte II}
Derrière son comptoir, elle essuie des verres et continue à s'énerver, mais moins fort cette fois. Elle baragouine des "orzo", "francese", "aqua" dans son coin, "hè", et puis s'arrête, et me regarde, toute fixe. Mais si c'est vrai, me dit-elle, si en France, il n'y a pas d'Orzo, comment font les gens? (Je ne suis pas certaine de comprendre.) Comment font les gens qui ne veulent pas de café? Ou qui ne peuvent pas en boire? Que commandent-ils? Je souris. Ils commandent autre chose... Mais de l'Orzo, nous n'en avons pas. Je sens que son énervement se calme, qu'elle commence à m'écouter, à me croire un peu, et surtout, qu'elle n'en revient pas. Et la voilà qui repart derrière.

{Acte III}
Il y a un troisième acte, et c'est le plus délicieux, le meilleur de la tragicomédie qui devient une jolie fable. Après un moment, et mes dernières gorgées de cet Orzo fabuleux, revoilà notre Italienne en vieille robe. Elle pose un bocal devant moi, énorme, qui porte une étiquette jaunie et déchirée. Elle m'explique dans un italien assez calme pour que je la comprenne que l'étiquette ne correspond pas à ce que le bocal contient, cette poudre merveilleuse d'Orzo, bio, qu'elle tient d'un ami qui le fait lui-même dans la campagne. Que je pourrais me procurer de l'Orzo dans un magasin florentin, ce ne sera pas celui-là, mais il y en a de très bons. Qu'il faut le mélanger à de l'eau molllllto molto caldo, mais pas bouillante, puis le filtrer, avec ça, avec ça, questa, questa, et elle me montre une toute petite passoire à thé en bambou. Je discute, je la remercie, je dois avoir les yeux émerveillés de l'enfant à qui l'on explique comment on fait démarrer une vraie locomotive à vapeur. 
Elle me dit qu'il faudra que j'achète du café d'Orzo, si je dis "Orzo", ils ne vont pas me donner ce qu'il faut (cette godiche, doit-elle se dire, va se faire refiler de l'orge en grain et va essayer de faire un café avec...). Elle semble ravie de me charger d'une nouvelle quête (Rêver d'un impossible rêve...), et, comme elle a l'air de vraiment tenir à ce que celle-ci aboutisse, elle me dit d'attendre. Avec des petits gestes précis et sans jamais s'arrêter de parler très vite, elle prend un tout petit gobelet en plastique, elle met quelques cuillères de sa poudre d'Orzo dedans, et le recouvre d'un vieux papier alu. Elle me le tend, me dit qu'elle ne me le fera pas payer, que c'est pour montrer aux commerçants ce que je veux avant d'acheter. (Je compris alors qu'elle avait vraiment découvert ce jour-là que les Français n'avaient pas d'Orzo, que cette terrible nouvelle lui causait une peine immense et une sollicitude sans comparaison à mon égard, et que, par conséquent, elle était prête à tout pour que je reparte d'Italie avec le Graal dans ma valise.)
Nous avons donc réglé notre inoubliable repas et nous sommes repartis, mi rieurs, mi émus, avec dans le creux de mes mains ce petit gobelet intransportable plein d'Orzo de la campagne florentine, qui relevait d'une production à la limite de la contrebande, visiblement.
Bon, le jour même, pour honorer ma vieille buveuse de lait, j'ai donc acheté de l'Orzo biologico (à un euro le paquet), et je n'ai pas eu à montrer mon gobelet. Malheureusement, presque, parce que j'aurais adoré rentrer dans un magasin et dire "je veux ça", en italien, brandissant mon petit trésor, laissant le commerçant respirer la douteuse mais si bonne poudre pour se faire une idée.




{Le goût de la mémoire...}

 

Nous n'avons quasiment rien ramené de ce voyage. Nos valises étaient très petites et très pleines; nous savions que nous ne pourrions presque rien remporter, si ce n'étaient quelques souvenirs, le moins volumineux possibles. Nous sommes incorrigibles, et faire les valises au retour a tenu du Tetris en mode level 12, nous n'avons pas pu nous retenir de ramener des petites choses, ce qui a nécessité, comme à la fin de Fort Boyard, de faire quelques sacrifices (ma lessive, une crème, des revues, des petits gâteaux, tous ces laissés pour compte ont, qui sait, fait la joie d'un Italien qui a pris notre suite dans la chambre.) Mais le paquet d'Orzo, pourtant démesurément gros, a bien voyagé avec nous, et il reste la trace de cette anecdote qui me ravit, que je garde avec une joie ineffable dans ma petite tête, comme un trésor que l'on chérit en sachant qu'il est peut-être dérisoire, peut-être inutile, mais qu'il a la valeur de ces moments que l'on ne vit qu'une fois et que l'on se plait à raconter.




Je suis ravie de l'avoir partagé avec vous...
Alors, l'Orzo, vous connaissez?...
Oh, ma petite mamie serait si contente, si oui! Et si non...Elle se mettrait dans une rage folle, puis se raviserait, laissant la gentillesse et la générosité toute vraie et toute sincère reprendre le dessus...
Hè !


*Bonus : petites truffes amande et Orzo!*

 



Je ne résiste pas à vous souffler une petite recette simplissime, déclinable à volonté, trrrrès très addictive!



Pour 25 truffes :
125 g de poudre d'amande
2 cuillères à soupe de confiture de poire (ou sirop d'agave, ou autre confiture! )
2 cuillères à soupe d'Orzo très fort (le café fait, pas la poudre...Si vous n'en trouvez pas, remplacez-le par du café, ou du thé, ou 1 cuillère à soupe d'eau florale.)

Mélangez les ingrédients, et formez des petites boules.
Pour l'enrobage.... Laissez parler votre gourmandise! Ici, sont testés et approuvés :
graines de sésame, brisures de noix, copeaux de noix de coco, caroube, et farine de souchet.
On peut parfaitement imaginer aussi du cacao en poudre, du pavot, des graines de tournesol, enfin, tout est permis!

Les truffes se conservent une semaine au frais. 









28 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas l'Orzo, merci pour cette découverte ! Et finalement, il y a de l'orge, mais quoi d'autre ?
    (je nourris l'espoir qu'il y ait la liste des ingrédients sur le paquet et qu'avec un peu de débrouille on puisse le refaire ici ;-) )

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    1. Merci à toi Mnêmosunê! Il n'y a que de l'orge "tostato", grillé! Ce doit être faisable ici, mais je t'avoue que j'en serais bien incapable! Comme pour le café de céréales, quoi... As-tu déjà essayé d'en faire? J'ai entendu des personnes faire leur propre chicorée...Ce doit être cool! Mais dis-moi, serais-tu toi aussi une (ancienne) adepte du café?... ;-)

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    2. Non je n'ai pas essayé d'en faire, j'avoue que cela m'impressionne un peu toutes ces choses là.
      Effectivement, je suis une ancienne adepte du café. Pas du café à l'italienne, plutôt des grands mugs de café à l'américaine. Quand je vivais à Montréal j'en buvais beaucoup, j'en buvais même beaucoup trop, et mon burn-out de l'époque m'a fait comprendre que mon corps,lui, par contre n'a pas aimé le café.
      Alors voilà, j'ai arrêté, j'ai été déraisonnable avec le thé aussi et là encore mon petit corps n'a pas aimé... Maintenant j'essaie d'être moins dure avec lui, de trouver des choses plus douces. Et je me disais que l'Orzo aurait pu être une saveur en plus dans l'éventail des possibilités :-)
      Je vais quand même mener une enquête, ça m'intrigue tout ça !
      Belle journée Cél !

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  2. J'ai tout lu ! et je me suis prise au jeu ! ah ce fameux orzo ! j'avoue que ta description m'intrigue car j'aime le café et la chicorée donc j'espère un jour avoir le privilège de gouter à l'orzo ! En tout cas un récit bien mené ;) j'adore !!!!! et alors tes truffes ??? exquises je pense belle belle soirée et surtout je ne me lasse pas de te lire.... c'est un plaisir...

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    1. Oh tu es vraiment, vraiment adorable Chrystel! Je t'imagine lire cette histoire alors que ton petit bout dort à poings fermés... :-) J'espère que tu goûteras un jour! Si tu aimes café et chicorée, tu devrais adorer! Oh si je pouvais, je vous en enverrais un peu à tous! Et ces truffes...sont finies en fait! Il faut que j'en refasse vite! Et que je revienne bientôt avec une recette salée, parce que j'ai cru comprendre que tu préférais... Me trompé-je? Bises Chrystel!

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    2. Exactement le petit et le papa étaient couchés tous les deux et du coup c'est un petit moment rien que pour moi....
      Et tu as bien compris...je suis plus salé que sucré ;) je trépignes donc d'impatience ;) hihihi Bises et belle journée

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    3. Je suis enchantée d'avoir partagé ce petit moment de douceur, alors! Belle journée à toi aussi jolie petite maman, à très vite, tu es tellement adorable de commenter mes textes et photos si souvent, j'adooooore voir "ChrystelB" dans mon fil! <3

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  3. Mmm, les truffes me tentent bien plus que la poudre à boire (je n'aime pas l'amer, et je n'aime aucun café!).
    Quoi qu'il en soit, cette histoire était un délice, qui fait durer ton voyage un peu plus longtemps, pas vrai :-?

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    1. Ah ah, tea addict, je crains effectivement que l'Orzo ne soit pas à ton goût, délicieuse Manon! Pff, il faut que je réponde à ton adorablissime mail, je suis désolée, j'ai été un peu débordée! Mais ouiiiii, il faut que l'on se voie très très vite!
      Tu as deviné, c'était un peu prolonger le voyage... :-)

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  4. Quelle belle histoire ! Je découvre à peine ton blog (connu il y a quelques semaines de cela par celui d'antigone). Ça me donne envie de partir en Italie ! À défaut, j'essaierai ces petites gourmandises dont la liste des ingrédients me fait un peu moins peur que les recettes habituelles :)
    J'aime beaucoup ta manière d'écrire, le guide du routard peut aller se rhabiller ^^ (...ou partir prendre un orzo en italie...)

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    1. Décidément, Antigone est à la source de bien des rencontres, je ne la remercierai jamais assez! ;-)
      Merci à toi pour ce gentil commentaire, j'en suis touchée!
      Tu me diras si tu essaies les petites truffes simplifiées...
      Tu m'as fait rire avec cette histoire de Routard! :-D Je ne sais pas si c'est vrai mais j'en suis ravie! Et l'idée que le petit Routard avec son gros sac à dos aille s'installer dans un café italien pour commander un Orzo est... si charmante! :-)

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  5. Je pourrais te lire des heures durant. Tu as le don de rendre chaque instant magique, tu sembles apprécier la beauté de la vie dans les moindres coins où elle veut bien se nicher. J'aimerais être capable de parler de ce que j'aime aussi joliment que toi.

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    1. Oh là là je suis drôlement émue de lire ça, Pauline! Je suis sûre que tu peux parler de ce qui t'es cher avec toute l'élégance du monde, si j'en juge à la gentillesse et à la douceur de tes commentaires toujours bien tournés.
      Merci, merci mille fois de voir cela dans mes lignes, cela me touche vraiment.
      A très bientôt... <3

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  6. oh là làlàààààà !!!!!!!
    j'ai connu ton blog via THE cheffe 3 *** vegan, j'ai nommé antigone xxi (:p ) et je ne suis pas déçue!!!
    ou plutôt siiiiiiii !! un orzo sinon rien!!
    sinon, on en trouve ici?? du bon? ça vaut le coup?? pas du tout???
    bref, j'ai lu ton adorable histoire et je reste sur ma faim...
    dis moi vite si on peut en trouver ici, parce que là, je salive et mon clavier risque de ne pas trop aimer!!!!
    continue tes belles histoires!! j'adoooooooooooooore!!! ;)

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    1. Ah ah ah! Sacrée Antigone décidément! :-D Cheffe mais surtout woman **** !
      Tu es adorable Résé, je suis ravie de te rencontrer! Ton commentaire m'a fait tellement rire! Tu as l'air d'être toute de vivacité et d'humour, un vrai soleil en mouvement!
      Alors, l'Orzo, on n'en trouve vraiment pas ici...(Enfin dans ma cuisine présentement, quoi, mais je pense que sinon c'est plutôt difficile à dénicher! ) Et c'est bien dommage, parce que c'est drôlement bon! Enfin, ça dépend : as-tu déjà goûté du café de céréales? (Chicorée, ou Epeautre, ou un mélange? La marque Yannoh en propose plein...) Ca y ressemble un peu, mais en meilleur je trouve...
      Mais merciiiiiiiii merciiiiiiii pour ce commentaire vraiment délicieux! Je vais finir par envoyer des petits sachets d'Orzo à tout le monde si ça continue! A viiiiiiite! ;-)

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  7. Quelles jolies coïncidences nous réserve parfois la vie :) Il y a quelques semaines encore, je n'avais jamais entendu parler d'orzo, jusqu'à ce que, grâce à mon beau-père qui en avait la nostalgie - il en boit souvent lorsqu'il voyage en Suisse italienne, j'aie écumé l'internet et les boutiques bio, jusqu'à trouver un succédané lyophilisé, sans doute moins bon que l'original, mais bio quand même, qui permet d'en avoir un peu le goût :) Si jamais tu mets la main sur du "vrai" orzo bio de France, ça m'intéresse !
    Merci en tout cas pour ce voyage virtuel, on s'y croirait, à te lire, on voit, on entend la mamma, et on salive à l'évocation d'un bon orzo bien chaud - molto, molto caldo :-p

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    1. Oh merci de ce partage Pauline! Quelle jolie histoire! Tu as eu beaucoup de chance d'en trouver! Mais oui, en poudre soluble, il est moins bon que le vrai... Je te tiens au courant de mes recherches! Mais dis-moi, ton beau-père voyage là-bas pour le plaisir, ou il y est né?...
      Merci de tes gentils compliments qui me vont droit au coeur, molto molto gentile! ;-)

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  8. Une histoire qui fait rêver.
    Et moi qui associé l'orzo à des petites pâtes, presque du riz.
    Tu lui donnes ici une toute nouvelle couleur.
    Et ce récit, qui donne envie de faire le long voyage qui me sépare de l'Italie.
    Ou d'ailleurs, en fait.
    Ce récit qui donne envie de partir découvrir autre chose.
    Et, je dois bien l'avouer,
    qui donne envie d'en savourer une petite tasse de cette orzo.
    K.

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    1. C'est vrai, l'Orzo, au départ...c'est de l'orge! En grain, "perlée", c'est délicieux! D'ailleurs les Italiens adorent faire des "orzottos", c'est-à-dire du risotto avec de l'Orzo. Mais, transformé (comme l'épeautre, ou la chicorée), il devient un faux café!

      Des jolis mots qui comme à chaque fois
      Me vont droit au cœur.
      Mots d'oiseau,
      Mots ailés...
      Me dire que mes lignes donnent l'envie d'un ailleurs
      Est le plus beau des cadeaux.
      Merci.


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  9. Encore une belle histoire et un pur moment de bonheur, plein d'humour et d'anecdotes si criantes de vérité que j'y étais chez la mamie avec l'odeur de l'Orzo que je ne connais pas..mais je voudrais bien y goûter !!
    Ancienne addict au café, j'ai dû me tourner vers les substituts (chicorée), thé (c'est pas mieux la théine mais je veille aux quantités...Je ne connais pas le "café" de céréales, je vais combler cette lacune !!!
    Juste une petite question, je n'ai pas trouvé d'inscription à la newletter (infolettre, je sature avec les anglicismes), je ne veux pas rater une miette de ton blog et être informée des parutions, est ce volontaire?
    Merci pour ce beau partage, tes photos sont superbes.
    Valérie

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    1. C'est trop gentil, Valérie! Merci mille fois, tes compliments me touchent beaucoup!
      Oui, si tu connais la chicorée, va farfouiller dans un magasin bio, il y a plein de déclinaisons absolument délicieuses! (J'adore celui d'épeautre...)
      Pour la "newsletter", tu n'étais pas la seule à m'avoir signalé cela, je suis toute rouge de cette demande d'abonnement! Du coup, j'ai rajouté le lien dans cette "pincée de sel" un peu retapissée.
      Merci encore et à très vite Valérie!

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  10. Tes petites histoires sont toujours aussi agréables à lire.
    Sinon, concernant l'orzo, j'ai pensé à toi, j'en ai vu au magasin bio ou j'ai mes petites habitudes.

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    1. NOOOOOOOON INCROYABLE mademoizelo! Je n'en reviens pas!!! Mais tu habites où? C'est loin? On peut faire une descente en bus et vider leur stock?... Oh là là, mesure ta chance, parce que vraiment, j'ai cherché partout pendant 3 ans, et je n'en ai jamais vu ici!
      Mais s'agit-il d'un Orzo soluble ou du vrai? (Soluble, c'est bon aussi, mais moins que la vraie poudre qu'il faut mettre dans une cafetière, ou filtrer...) Je ne veux pas jouer les puristes, hein! J'espère que tu auras goûté et que cela t'aura plu!
      Merci énormément pour ton passage et ta REVELATION! :-))

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  11. Je n'habite pas (trop) loin de l'Italie (bon, une petite heure de la frontière!), au milieu des montagnes, c'est peut être pour ca que j'en ai vu très facilement.
    Honte à moi, j'en n'en ai même pas acheté une seule boite. Mais j'avoue que tu m'as donné envie. Je craquerai peut être la prochaine fois... ;-)
    Bon, j'imagine que ca doit être du soluble ( pas regardé les boites...), mais c'est toujours ca. hihihi
    En tout cas, n'hésite pas le jour ou tu termines ta boite, on pourra toujours s'arranger. :-))

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    1. Ah oui, c'est sûrement pour cela que tu peux en trouver par là-bas! Chanceuse!! Oui, essaie, tu me diras ce que tu en penses! Je suis drôlement heureuse de t'avoir donné envie! :-)
      Tu es vraiment adorable, mademoizelo, cette proposition finale est tellement pleine d'une gentillesse toute sincère qu'elle me va droit au cœur! Je n'oserai jamais te déranger, mais je suis toujours émue de voir ce que les grands cœurs sont prêts à partager! Merci encore :-))

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  12. Et voilà, je me suis posée tranquillement, comme à chaque fois que je lis tes billets, et j'ai, non pas fermé les yeux parce que pour lire c'est tout de même embêtant (!), mais été transportée dans ce petit café florentin, assistant à cette scène si... italienne finalement ;)
    L'orzo j'en ai entendu parler, mais je n'y ai jamais goûté. Je suis fan du Yannoh Instant, de la caroube, et aussi du café (mais il a hélas un effet totalement dévastateur sur mon sommeil déjà capricieux...). Donc je pense que j'aimerais l'Orzo.
    Nous faisons de temps à autre un saut de puce en Italie, alors j'ouvrirai l'oeil, à la recherche de cette merveille.
    Merci Céline pour cette nouvelle pépite d'Or(-zo), magnifiquement mise en mots avec ton talent de narratrice qui m'enchante <3
    Douces bises <3

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    1. C'est si gentil, Britt! Merci mille fois! Tu aimerais certainement l'Orzo... Oh la chanceuse qui va souvent en Italie! Oui, goûte, je t'assure, c'est trop bon!
      Ton commentaire me fait vraiment rougir. Je suis touchée de tant de compliments... Tu es trop gentille.Te connaître (un peu!) est une vraie joie pour moi. <3...
      A très vite belle maman du soleil!

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