mercredi 16 avril 2014

Lettre à un nuage





Vous le savez si vous avez lu les récents articles... Suite à la « lettre au printemps », un défi bloguesque a été lancé ! La charmante Iliana m'a donc imposé un nouveau sujet : écrire une lettre à un nuage. (Elle a de ses idées, me direz-vous. Oui... Mais moi j'adore les défis! Alors j'ai essayé...)
Et puis...
Je n'ai pas résisté, j'ai eu envie de terminer cet article par une petite recette! Donc, si la poésie ne vous intéresse pas, et que l'appel du ventre est plus fort que l'appel du cœur, (ce qui est parfois une tendance involontaire toute pardonnable!) c'est en bas que ça se passe!

Oh ! N'hésitez pas à commenter, à ajouter, corriger, dire ce que vous en pensez... J'en aurais l'esprit, disons...tout solaire...!










         Roger,


J'ai laissé la clé sous la troisième étoile en partant de la droite.

Oui, je sais, tu as l'habitude. Depuis le temps que je traîne chez toi...C'est que je m'y sens si bien ! Depuis toute petite je me vautre sur tes coussins, et j'allonge les années à tes côtés en même temps que mes jambes sur ta douillette table basse. Ceux qui m'aiment me rappellent que Céline vient de « caelum », le ciel. « Tu es tombé du ciel ? Oh, ça c'est drôle !... » C'est ce que dit le Petit Prince à l'aviateur. A chaque fois, je souris à ce passage. Je n'aime pas prendre l'avion, je n'aime pas avoir ce sentiment de ne pas être à ma place, dans une machine qui consomme plus d'essence et d'énergie que je ne saurais l'imaginer. Je n'aime pas le ronflement de la machine, cela me fait peur, et quand je regarde le paysage céleste à la fenêtre rayé par une aile, j'ai l'impression de tenter de lire une histoire magnifique alors que la page est défigurée par un grand trait gris trop envahissant. Pourtant, pourtant, moi aussi, j'ai l'impression d'être tombée du ciel. Ça c'est drôle.
Autour de ma petite tête, quand j'évolue dans ce drôle de monde, il reste un peu de brouillard, un peu de ton coton blanc accroché à mes cheveux. Je ne le chasse pas, parce qu'il me rappelle d'où je viens. Et parce que les gens qui vivent sans brume autour de la tête sont d'un cartésianisme lucide qui me déçoit souvent. A ceux qui disent « redescends sur terre ! », j'ai envie de répondre « monte un peu aux cieux ! » , mais la connotation religieuse pourrait les effrayer, alors je ne dis rien. On dit des dieux ou des morts qu'ils « montent aux cieux », jamais qu'ils « montent dans les nuages ». Pourtant, monter dans un ciel d'azur, ce doit être presque triste ! J'aimerais tant monter aux cieux ennuagés...Moi, le jour de mon grand départ, je voudrais un ciel plein de coton. Un ciel fait de ma demeure moelleuse, mon petit habitat cérébral.

C'est si pauvre, un ciel sans nuage. Si plein d'ennui. Cela donne l'illusion d'une perfection atteinte, alors que ce n'est toujours qu'éphémère. Un ciel sans toi, c'est un océan limpide vu du bas, un chemin sans embûche, une journée sans souci, une vie sans trouble. Qui croirait à cette fable ? Tu nous rappelles que la perfection est monotone. Tellement inaccessible et illusoire qu'elle n'est pas souhaitable. Avec mon coton dans les cheveux, je regarde les chemins de ceux que je croise, je les envie parfois, mais j'essaie de ne jamais perdre de vue le fait qu'il n'y a pas de cieux sans nuées. Et heureusement. Tous les nuages que nous traversons sont utiles et beaux, à leur manière, tous...Les gros nuages très sombres, ceux qui nous feraient baisser les bras, comme les petits, les minces bouts de tissu blanc effilochés, les écharpes de brume qui se dissipent rapidement pour laisser les rayons du soleil nous réchauffer le cou. On apprécie tellement le soleil un jour de nuages. Et puis, l'ombre a ses vertus que le bronzeur ne connaît point. Ne renoncez pas à vos en-nu(i)ages... Ils sont précieux...



Tu es d'une telle douceur, mon petit Roger. Sous toutes tes formes, tu ne peux qu'évoquer le tendre et le moelleux. On mange bien, chez toi. Tu es la guimauve que nous fourrions dans notre bouche, quatre enfants que nous étions, avant de chanter une chanson et de dire  « tu reconnais, tu reconnais ?... » (Nous avions des jeux charmants.) La mousse à la framboise. La crème aérienne qui fond instantanément, qui se laisse à peine goûter, la bouchée de barbe à papa qui ne peut même pas se mâcher, qui fond et qui laisse la bouche collante. Te regarder, t'embrasser est un plaisir régressif et gourmand à lui tout seul, d'une légèreté sans pareille, d'une onctuosité qui se déguste.
En plus, tu es si magnifiquement vivant. Non seulement tu es (presque) imprévisible, mais, au sein d'une même journée, d'une même heure, d'une même minute parfois, tu t'élances, tu t'étires, tu te pousses, tu nous suis ou tu descends toute la gamme chromatique. Tu grossis ou tu maigris à vue d’œil, mon pépère. Tu n'en fais qu'à ta tête, et à l'heure où l'homme peut aller marcher sur la lune, dompter la terre et le feu, il ne peut toujours pas prévoir la pluie à une heure. C'est un jeu, avoue-le, tu veux le remettre à sa place. Lui rappeler qu'il n'a pas une puissance sans l'ombre d'un nuage. « Senza nubi », comme disent les Italiens.
Nuage, ça vient de νέφος, en grec ancien, considéré comme un mot-racine. Un nuage qui est un mot-racine, ça aussi c'est drôle.
J'ai pour toi tant d'affection, Roger, je ne te le dis pas suffisamment. Un amour pour un cloud sweet cloud que je partage. Une tendresse jamais dimi-nuée. Certains disent de toi que tu n'es qu'un amas de vapeur. Ils me font bien rire ! Amas de vapeur eux-mêmes ! Non, tu es une berceuse du ciel, une voix maternelle qui chante l'anticyclone. Un drap de coton (bio) tout parfumé, un voile posé sur les aveuglantes clartés qui pourraient nous brûler. Tu joues les intermédiaires, et si tu te fais menaçant, c'est pour mieux, après une orageuse et nécessaire colère, laisser le ciel s'éclaircir, le bleu se montrer à nu. Dénudé du nu-age. 


Hors du ciel point de salut... mais du ciel nuageux, alors.



Je t'embrasse, mon Roger, mon amant blanc de cœur, ma douce couverture. Tu es l'écume dont mes rêves sont faits, et je n'imagine pas la vie sans toi. Puisse l'habitant du ciel, s'il en est un, nous préserver d'une météo trop calme, d'une vie d'azur trop lisse, d'un ciel écrasant, sans nuage. Puisse-t-il laisser tous ceux qui le veulent se rendre chez toi à l'improviste.
Pour le loyer, tu préfères par chèque ou virement ?

A ce soir.

Cél.









Post Scriptum :

Vous resterez bien pour le thé, les amis?... Donc, j'avais envie de conclure la lettre avec une petite recette simplissime...Une recette fraiche, qui fond en bouche, et légère, oh! Comme un nuage! ...



Ce sont des petites tartelettes au citron qui n'ont pas fait long feu chez moi en ce jour tout printanier. J'adore la tarte au citron, mais elle est souvent un peu trop riche, la crème est rarement à mon goût, je suis un peu difficile en la matière, et je me suis servie de cette excuse pour en tester plein! Or, ici, ne vous attendez pas à une tarte au citron classique, c'est très différent, mais non moins succulent. Le fond de tarte est cru, tout simple, et se déguste tout seul. Et si vous préférez vous en passer, vous pouvez aussi simplement faire la mousse, et la déguster étalée sur du pain grillé, ou même à la petite cuillère...La banane est juste présente ce qu'il faut, et la mousse est très aérienne, doucement acidulée, avec cette petite pointe de pavot....enfin, si j'osais, je dirais que c'est un régal absolu! Essayez, ça prend deux minutes, et vous m'en direz des nouvelles...



Nuage-tartelette crue au citron, banane et pavot.

(Pour 4 petites tartelettes, ou 2 grosses.)

Pour le fond de tarte(lette) :
-60 g de pâte de datte
-30 g de noix du Brésil
-30 g d'amandes
-1 cuillère à soupe de tahini

Pour la mousse au citron :
-2 grosses bananes (ou 3 petites)
-2 citrons
-2 cuillères à soupe rases de pavot bleu
-3 cuillères à soupe de miel d'acacia (ou de sirop de riz, d'agave...)
-120 ml de lait d'amande
-1 cuillère à café d'agar-agar

Et en bonus!
-Quelques framboises
-Graines de sésame toastées



-Préparez la pâte :
Dans le bol du mixeur, mettez les amandes et les noix du Brésil, et réduisez-les en poudre. Ajoutez la pâte de datte, puis le tahini, et mixez.
Tassez le mélange avec les doigts humides au fond de 4 moules à tartelettes, ou, comme je l'ai fait, en 2 grands disques à l'aide d'un cercle à pâtisserie, sur une assiette recouverte de film. Recouvrez et laissez reposer au frais pendant que vous préparez le reste.



-Préparez la mousse au citron :
Mixez la banane et le jus des citrons, j'ai ajouté un peu des zestes mais ce n'est pas obligé, c'était juste pour corser un peu l'ensemble.
Dans une casserole, délayez l'agar-agar dans le lait, et portez à légère ébullition pendant 1 à 2 minutes. Ajoutez ce mélange dans le mixeur, puis le miel, et mixez à nouveau. Ajoutez à la fin le pavot et mélangez.
Laissez reposer ce mélange au frais au moins une heure avant de monter les tartelettes.

-Montez les tartelettes
Sortez les cercles de pâte, et disposez la mousse sur le dessus. Garnissez de quelques framboises et de graines de sésames toastées, qui ont toutes les deux la bonne idée de très bien s'entendre avec le citron..


Dégustez tout de suite, ou remettez le tout au frais. (Oui, c'est meilleur servi très très frais, comme le bon rosé de Provence....)





 ....L'anticyclone de la tarte-nuage, vous connaissez?...








20 commentaires:

  1. Merci pour ces célestes mots si lestes ! Un dessert pavot citron ? Je ne dis jamais non, ça a l'air bel et bon… demain sûrement je l'essaierai j'ai justement croisé deux beaux citrons dans ma cuisine tout à l'heure :) bonne nuit chère Cel !

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    1. Ah! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises! Merci Pauline, c'est drôlement gentil! J'adore ton commentaire! :-)
      C'est vrai tu as croisé des citrons chez toi? Ha ha, il faut vite régler leur compte, alors! Pressez-vous, messieurs, plus un zeste... Tu me diras si tu fais ces petites tartelettes ennuagées! J'ai hâte! Je t'avoue que j'ai fini la mousse à la petite cuillère pas plus tard que...tout de suite... A très bientôt, Pauline!

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  2. Encore une belle prouesse !! j'aime bien ce défi qui fait travailler notre imaginaire..On devrait plus souvent lever les yeux et regarder ce qui nous entoure, faire travailler nos sens et se laisser aller à la rêverie dans ce monde aseptisé et bruyant....Je suis plus attentive aux choses qui m'entoure et émerveillée devant le spectacle de dame nature.
    Les photos sont très belles et bien dans le thème, la vaisselle très "british" avec la cuillère en argent très classe !!! Pour ce qui est des tartelettes, joker!! je ne suis pas dessert mais la recette est très raffinée et l'idée de la pâte de dattes en fond de tarte est originale, je connaissais la pâte de figues mais pas de dattes.. Encore une découverte.
    Merci pour ce beau moment épistolaire et gourmand...
    Bonne journée et continue de nous faire rêver !!

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    1. Quel gentil commentaire Valérie! Merci! Comme tu as raison de privilégier la rêverie, de savoir t'évader dans ce monde où tout pousse à être terre à terre...
      Oh, tu n'es pas dessert, comment est-ce possible?! Cela dit je suis ravie que tu saches désormais qu'il existe une pâte de dattes : elle est assez facile à trouver en épicerie orientale ou en magasin bio, et c'est...une merveille!
      Bonne journée à toi aussi et merci encore de ces adorables mots!

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  3. Ahhh mon dessert préféré! Avec mon secon fils, nous tentons toutes les recettes de tarte au citron, celle-ci ne va pas nous échapper!

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    1. Je suis drôlement contente alors! Mais ce n'est vraiment pas une "tarte au citron" classique, hein! Tu as été la première à suivre le trajet du nuage citronné, Sarah, tu zestes plus vite que ton ombre ! ;-) J'ai adoré ta photo, et si ton bonhomme a aimé cette aérienne mousse, j'en suis ravie! Quant au fond de tarte, s'il ne lui a pas plu...cela en laisse plus pour les autres alors! ;-) Moi aussi, il m'en restait, et je l'ai émietté sur mon yaourt du soir, ce qui constituait une solution de secours "finis les restes" tout à fait envisageable...

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  4. Quelle beau texte ! Je suis bien embêtée maintenant, comment je vais pouvoir rivaliser avec une telle aisance pour manier les mots ? J'aime aussi beaucoup les nuages, mais pas les gros d'un gris monotone qui envahissent le ciel, soit je les aime par petites touches blanches dans lesquelles j'aime imaginer par ci un lapin par là un dragon ou alors quand ils sont d'un gris totalement hétérochrome, presque violet les soirs de tempêtes, quand le tonnerre gronde. Ta tartelette a vraiment l'air délicieuse, et les framboises... Hum ! Bisous et au plaisir de te lire :)

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    1. Merci beaucoup Gwenaëlle! Oh tu sais, il n'y a pas à "rivaliser", il n'y a aucune compétition, dans ma tête en tout cas...Chacun apporte sa propre richesse, c'est ça qui est bien, c'est ça qui est céleste! :-) J'ai hâte de lire tes mots, quels qu'ils soient, sois en sûre!
      Bisous à toi aussi et à très bientôt!

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    2. Oh excuse moi, j'ai mal choisi mes mots, je ne pensais pas "rivaliser" dans le sens compétition mais plutôt dans le sens où j'aurais du mal à faire quelque chose d'aussi profond... J'étais inspirée ce matin, j'ai fait une ébauche de lettre au rouge, je la trouve plutôt pas trop mal mais ce n'est pas grand chose comparé à tes jolis mots ^^ J'ai pensé à toi ce matin, dans le ciel un nuage en forme de coeur <3 Belle journée :)

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    3. C'est chouette! Hum, le rouge, c'est dur...C'est inspirant, en même temps! Mais ne te prends pas la tête, hein, fais toi plaisir, surtout !
      C'est adorable d'avoir pensé à moi avec ce petit nuage tout aimant! Je te souhaite une journée lumineuse, Gwenaëlle!

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  5. Ah, j'aime tellement tes billets... J'attendais de pouvoir prendre le temps de lire celui-ci pour le savourer, doucement, tendrement, comme un gâteau si bon qu'on souhaiterait qu'il ne finisse jamais. Et je ne sais, de ton texte sur les nuages ou de ta tartelette au citron, lequel j'ai préféré. Sûrement les deux, car l'un va si bien avec l'autre. On commence par une bouchée vaporeuse, on finit sur un nuage à croquer.

    J'aime aussi beaucoup les nuages... Mon prénom féminin préféré vient d'ailleurs directement de νέφος, mais, en français, il ressemble terriblement au mien... Mon amoureux l'aime encore plus, du coup... Ah, si nous avons une fille, il y a aura bien des dilemmes... ;-)

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    1. Si tu savais combien ils me touchent, tes mots, Ophélie... Je ne sais pas si je mérite tant de compliments, mais le simple fait que toi, tu aies pu apprécier ce voyage nuageux, cela me ravit!
      Hum, je crois que je sais de quel prénom tu parles. Il est si original, si joli! Et pas si proche du tien finalement, parce que je trouve que les voyelles sont les plus marquantes à l'oreille dans un nom, et qu'elles diffèrent ici légèrement...Quant aux consonnes identiques, si douces, une spirante et une alvéolaire, falbalas sonores, elles s'enchaînent bien élégamment!
      Si vous avez une petite fille ennuagée...Elle aura tellement de chance de naître sous vos cieux bleus et blancs, et d'avoir pour (mots-) racines de si aimables et si douces ombres !

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  6. Cél... Je ne sais plus comment te le dire, moi ! Tout ce que tu fais, touche, écris et prépare est fantastique. Vraiment, tu as un talent incroyable, tu es hyper douée. Alors, tu relèves évidemment le défi haut la main, et je ne vois absolument rien à ajouter, critiquer...
    Les nuages, je les aime bien aussi. Déjà, un ciel sans, nuage, c'est mauvais signe... Et puis, les nuages apportent tellement de rondeur, de formes et de profondeur à l'azur parfait un peu plat du ciel, que je les adore ! En Italie (encore ;) ), le ciel était rarement tout bleu, il y avait toujours un peu de nuages, peut être pour nous faire un peu d'ombre, ou pour donner un peu de "vie" aux journées chaudes, durant lesquelles tout le monde restait à l'abri, à l'ombre, pour éviter la chaleur étouffante.
    Et je l'ai dévoré 3 fois, ton article, il est tellement bien écrit ! Et ta recette, elle est terrible ! Oh, tu me fais rêver Cél, j'ai la "tête dans les nuages"... (et je me sens si nulle et ridicule à côté ! ).
    Encore bravo et à très bientôt, j'espère que tu feras vite d'autres belles lettres comme celle-là :)

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    1. Mimi-Gaëlle, tu es absolument adorable, voilà tout! Comme il est doux à lire, ton commentaire...Un vrai nuage moelleux, plein de relief, tout sucré... :-) Tu n'as pas à te sentir ridicule, tu sais si bien choisir tes mots pour exprimer ta gentillesse toute vraie et toute sincère, c'est moi qui suis admirative!
      C'est vrai qu'en Italie, les nuages sont souvent présents, et ils sont si beaux! Oh, comme j'ai hâte, hâte de les retrouver...
      A très vite Gaëlle! <3

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  7. Oh, mais qu'elle est belle, ta lettre ! Et que c'est bien choisi, Roger, que ça lui va bien. Moi aussi, je préfère les ciels avec nuages. Bravo pour ce petit bijou épistolaire, aussi finement ciselé que le ciel qui t'a conçue !

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  8. Je viens tout juste de tester ta recette. J'ai cuisiné un repas à mon père qui ne sait plus quoi me faire à manger depuis que je suis végétarienne (et végétalienne mais pour le moment j'arrive habilement à lui cacher) On s'est tous les deux régalé ! Merci beaucoup

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    1. Oh là là Pauline, je suis drôlement touchée! Je t'imagine cuisiner pour ton papa... Tu sais, dis-lui, pour le végétalisme, ça comprend tout les papas! (En tout cas tu as de la chance que le tien ait aimé la tartelette au citron nuage-alternative, parce que je crois que le mien la trouverait...trop bizarre, j'en ai peur! :-))
      Merci à toi et à bientôt Paulinette!

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  9. Rentrer le soir,
    avoir le bonheur de découvrir quelques mots,
    qui m'apprenne que tu as vraiment compris.
    Comment tes mots savent venir chercher
    ce qu'il y a à l'intérieur de ce que je suis.
    Alors je me suis dit,
    que je pourrai bien parcourir un article de temps en temps,
    m'en imprégner,
    savourer sa douceur,
    du moins, dans le cas d'aujourd'hui,
    peut-être poursuivre cette douceur dans ma cuisine, qui sait.
    Bonne nuit.
    K.

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    1. Lire tes lignes,
      lignes d'oiseau,
      de l'élégance de l'envol,
      de la grâce de la pause,
      les déguster.
      Me sentir heureuse, me sentir pleine de
      vraie joie
      que seul le partage est capable de faire naître.
      Continuer ma journée avec un peu plus de soleil dans la tête, avec un bijou invisible dans les mains.
      Merci...
      Et bonne nuit,
      Kolibri...

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