mercredi 4 avril 2012

Et après?

                           
                                          En ce moment, je compte les jours. Les jours avant les vacances, les jours avant le samedi, les jours avant les bons moments que l'on se prévoit et qui sont des petits points d'appuis salutaires, des gros cailloux que l'on aperçoit aux détours des routes sinueuses et qui permettent de s'asseoir un peu avant de repartir.




J'ai toujours eu tendance à vivre dans l'expectative. Je regarde loin, après. Je me dis "vivement"...Vivement ce repas, vivement cette fête, vivement ce moment, loin, là-bas, cette île tentante et porteuse de promesses. C'est agréable, d'avoir de jolies motivations. Cela compense les bémols du quotidien. Je suis une éternelle heureuse en projet. Et en même temps, je le regrette un peu, ce mode de fonctionnement qui m'est propre et sur lequel j'ai peu de prise. Vivre au présent, comme ce doit être bien! Être épicurien, au sens noble du terme, et ne penser qu'à la couleur du "ici et maintenant". J'envie l'insouciance que j'imagine chez ceux qui savent à peine quel jour nous sommes. Je jalouse la légèreté de ceux qui ne savent pas ce qu'ils feront demain, celles pour qui, dans l'heure qui suit, tout est possible.









A chacun son fonctionnement. Pour moi, je crains qu'il soit impossible de devenir une viveuse de l'instant. Autant composer, alors, avec cet agenda du futur qui me flotte dans l'esprit à tout moment. Autant le colorier de grands aplats de couleurs, pour être bien sûre que du bon est à venir, pour se rassurer de cailloux de repos. S'ils rendent la promenade plus plaisante, ils ne sont pas si ridicules. Il faudrait juste éviter de vivre de caillou en caillou...Et combiner ce besoin avec la prise de conscience que la balade en elle-même, au fond, offre déjà des raisons de se réjouir!



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