mardi 27 décembre 2011

There is no place like London


Là-bas, tout se mêle.




C'est un patchwork réussi, étonnant et polychrome, un assemblage heureux, une juxtaposition harmonieuse.
Là-bas, les églises de pierres grises côtoient les buildings futuristes, les hommes d'affaires croisent la jeunesse underground, les cafés s'installent dans les cryptes.


 
En quelques pas, car c'est bien par le pas que l'on mesure l'alchimie de ces curieuses unions, on passe de la boutique étourdissante à la ruelle proprette, des quartiers blancs et larges aux noires impasses. Là-bas, on monte les escaliers des musées puis des magasins en s'émerveillant de la richesse des uns et de la démesure des autres. On respire l'odeur des librairies sans fin puis des épices des restaurants indiens, on écoute le calme des intérieurs à moquette puis le vacarme des pubs. Et ce pêle-mêle n'a rien de choquant, il se vit dans une tranquillité très anglaise, il est le reflet d'un tour de force : celui de trouver l'équilibre dans le contraste. 






Là-bas, les taxis et les bus se fraient un passage dans une précipitation klaxonnante, la foule se presse, les sirènes hurlent...mais, lorsqu'on lève les yeux, on aperçoit toujours les cimes tranquilles de la ville, les hauteurs statiques de Big ben ou St Paul, ces sommets mythiques qui paraissent inébranlables, et dont les reflets dorés viennent mourir sur les clapotis de la Tamise.











Là-bas, les contraires s'unissent et s'accordent. C'est une invitation au voyage dans le voyage, une balade à la fois désordonnée et cohérente. C'est un ensemble imprévu de musiciens qui s'étonnent, une fois arrivés au point d'orgue, d'avoir si bien su jouer de concert, et qui, avec le flegme si propre aux gens de là-bas, se retournent lentement vers le public en attendant les applaudissements.

1 commentaire:

  1. Je nn'y suis pas encore allée, - ça ne devrait plus tarder - mais je l'imagine exactement comme tu le décris !

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